Définition des termes

  

  

 

A
Affluent

Affouillement

Alerte hydrologique

Alluvions
Altitude du zéro de l'échelle

Amont

Année humide

Année hydrologique

Année sèche

Annonce de crue

Apport intermédiaire

Apport nival

Archivage des données

Atterrissement

Aval

Averse

H
Hauteur d'eau

Hauteur à l'échelle

Hauteur de chute de neige

Hauteur de neige

Hauteur de précipitation
Herbier
Humide, humidité

Hydraulique

Hydrogramme

Hydrographie

Hydrologie
Hydrologie opérationnelle
Hyétogramme

Hygromètre

Q
Queue d'averse

 

R
Radar météorologique
Radio

Rayon hydraulique

Réponse d'un bassin

Régime hydrologique

Réglage du modèle

Relation hauteur-débit

Remise à jour d'une prévision

Répartition de la pluie

Réseau hydrographique

I
Infiltration

Inondation

Intensité d'une pluie

Intensité de précipitation

Intumescence

Isohyète

Réseau hydrométrique
Risque

Rive

Rivière

B
Barrage

Bassin versant

Berge

Bruine

Rivière à marées
Rugosité (Coefficient de Strickler)
Ruisseau

Ruisselet

Ruissellement

Ruissellement de surface

 

C
Calcul de la propagation des crues
Capacité d'infiltration

Carte d'isohyètes
Carte des isochrones
Cascade
Champ d’inondation

Chevelu

Confluence

Cote d'alerte

Cours d'eau

Courbe d'étalonnage

Crue

Crue annuelle

Cycle hydrologique

J
Jaugeage

Jaugeage par exploration du champ des vitesses

Jaugeage à gué

Ruissellement pur
Ruissellement retardé

 

K
Karst

S
Saturé
Saumon hydrométrique
Sécheresse
Sécheresse hydrologique
Section de jaugeage

Série de valeurs annuelles

Série de valeurs extrêmes

Série des maximums annuels

Source

Source artésienne

Source diaclasienne

Source vauclusienne

Station automatique

Station de jaugeage

Station hydrométrique
Station PLUVIOMétrique

Surface mouillée

Système de collecte de données

L
Laisses de crue

Lame d'eau écoulée

Ligne de partage des eaux

Limnigramme

Limnigraphe à bulles
Limnimètre à flotteur

Limon

Lit d'un cours d'eau

Lit à fond mobile

D
Débit
Débit à pleins bords

Débit d'étiage

Décrue

Délai de prévision

Délaissés de crue

M
Manteau neigeux

Marée de tempête
Mascaret
Matériaux détritiques

Matériaux

Méandre

Météorologie
Modèle

Moulinet

T
Télémesure

Téléphérique

Tempête

Temps

Temps de base d'un hydrogramme de crue

Temps de concentration

Temps de réponse
Torrent
Tourbiére
Tourbillon

Traitement des données

Traitement en temps réel

Transmission en temps réel

Tributaire

 

E
Echelle limnimétrique

Enjeux

Etiage
Evacuateur de crues

Evapotranspiration

Exutoire d'un réseau hydrographique

 

F
Fleuve

Fréquence de crue

N
Neige

Niveau de débordement

Nivomètre

V
Vigilance hydrologique
Vitesse moyenne

Vortex

 

 

G
Gelée

Gelée blanche

Géomorphologie fluviale

Giboulée

Givre

Glace

Gouffre

Grésil

Gué

O
Observation hydrologique

Onde de crue

Z
Zone inondable

 

P
Paramètre

Pente de la ligne d'eau

Perche légère

 

 

 

Périmètre mouillé
Période de retour

Perte

Plaine d'inondation

Pluie

Pluie efficace

Pluviomètre à augets basculeurs

Pointe de crue

Précipitation

Précipitation convective

Précipitation frontale

Précipitation orographique

Précipitation sur le réseau hydrographique

Prévision des crues

Prévision hydrologique en ligne

Probabilité de crue

Probabilité de prévision

 

A

 Affluent

syn. tributaire;


Cours d'eau ou rivière qui se jette dans une rivière plus grande ou un lac.

L’organisation en « peigne » du réseau hydrographique de la Dordogne (voir aussi « chevelu » et « confluence » tend à limiter les convergences des cours d’eau affluents qui concentrent les crues et à répartir les apports successifs de la Dordogne tout au long de son cours.

 Affouillement


Action érosive, notamment intense et localisée, du courant creusant le fond et les berges d'un cours d'eau et dégageant les matériaux issus du creusement.

 

Alerte hydrologique


Information à caractère urgent sur un phénomène hydrologique considéré comme dangereux.
Voir aussi « vigilance hydrologique » 

 Alluvions

syn. dépôt alluvial;


Argile, limon, sable, gravier, cailloux ou autres matériaux détritiques déposés par l'eau.

 

 Altitude du zéro de l'échelle


Altitude à laquelle se trouve le zéro d'une échelle limnimétrique.(Voir aussi « échelle limnimétrique », » hauteur à l’échelle »)

Le zéro de l’échelle est rarement situé au fond exact du lit, c’est pourquoi la cote lue à l’échelle  n’indique pas nécessairement la « profondeur » de la rivière.

Il arrive même parfois que l’on soit amené à utiliser des cotes négatives lorsque par suite du creusement naturel du lit ou la dégradation d’un petit ouvrage de retenue situé à l’aval ,le fil de l’eau s’abaisse au-dessous du zéro de l’échelle .

C’est le cas en particulier pour la station de Brive où le zéro de l’échelle correspond à un débit de 47 m3/s.

Pour les débits inférieurs qui sont les plus fréquents dans l’année, la cote est donc négative (comme la température à un thermomètre).

Cette situation ne pose pas véritablement de problème et reste préférable à un déplacement du zéro de l’échelle toujours source de confusions graves dans l’estimation ou l’annonce des risques et l’analyse des chroniques hydrologiques de la station.

 Note : Le "zéro de l'échelle" est la graduation de l'échelle cotée zéro (origine des hauteurs).


Station de Brive sur la Corrèze

 

 Amont


Direction tournée vers la source d'un cours d'eau.

 

 Année humide


Année où les précipitations ou les débits sont significativement au-dessus de la normale.

 

 Année hydrologique


Période continue de 12 mois choisie de façon que la variation de l'ensemble des réserves soit minimale, de manière à minimiser les reports d'une année sur l'autre.

Il est d’usage, pour un bassin à régime pluvio-nival comme celle de la Dordogne (hautes eaux de fin d’automne au début de printemps) de placer le début de l’année hydrologique au 1er octobre qui coïncide quasiment avec l’étiage maximum.

Année sèche


Année au cours de laquelle les précipitations ou les débits des cours d'eau sont nettement au-dessous de leur valeur habituelle.

 

Annonce de crue


Diffusion d'un avertissement signalant qu'une crue est susceptible de se produire dans un proche avenir en un point d'un cours d'eau ou dans un bassin donné (voir aussi « vigilance hydrologique »).

Apport intermédiaire

syn. apport latéral


Apport d'eau dans un tronçon de rivière, un lac ou un réservoir, en provenance du bassin versant qui leur est propre
Le 6 juillet 2001, le débit de la Corrèze s’accroissait de 187 m3/s en moins de 4 heures entre Tulle et Brive passant respectivement de 171 à 358 m3/s.
Les apports intermédiaires sur le bassin versant de 584 km² situé entre Tulle et Brive se sont donc élevés à 320 l/s/km² alors qu’en période de forte hydraulicité comme le 26 novembre 2006, le débit s’accroît de 66  à  148 m3/s soit  une  productivité beaucoup  plus  faible  de 140 l/s/m².
L’estimation précise des apports intermédiaires sur les petits bassins (<5000km²) s’avère donc décisive pour les qualités des prévisions.

Apport nival


Quantité d'eau, provenant de la fonte de la neige et/ou de précipitations, qui n'est pas retenue par le manteau neigeux et atteint la surface du sol.

 

Archivage des données


Stockage des données dans un ensemble de fichiers répertoriés implantés sur un support de sauvegarde, sans qu'elles soient nécessairement en ligne de façon permanente.
Le Service de Prévisions des Crues du bassin de la Dordogne dispose de chroniques continues de hauteurs depuis 1898 et de documents historiques plus anciens.
Les différents supports utilisés ont été naturellement de papier jusqu’en 1984, puis les bandes magnétiques jusqu’en 2005 et enfin les supports numériques.


Carnet d’observateur à Bergerac année 1838



Serveur de données hydrologiques au Service de prévisions des crues de la Dordogne en 2006

 Atterrissement


 Processus d'accumulation des matériaux transportés par l'eau

 
Atterrissements au pont de Castelnaud sur la Dordogne

 

Aval


Partie du cours d'eau vers laquelle descend le courant.
Situé « après » dans le sens du courant.

Averse

voir aussi tempête ;


Précipitation, souvent forte et de courte durée, tombant de nuages convectifs. Les averses sont caractérisées par leur début et leur fin brusques, et par leurs variations généralement violentes et rapides d'intensité.
Les records de pluies enregistrés sur quelques départements appartenant ou voisins du bassin de la Dordogne sont figurés dans le tableau suivant :

 

   

B

 

Barrage


Ouvrage, muni de vannes ou d'autres dispositifs de contrôle, construit en travers du lit d'une rivière pour régler le niveau de l'eau en amont, régulariser l'écoulement ou dériver l'eau vers un canal.
Le bassin amont de la Dordogne est équipé d’un abondant parc hydroélectrique d’une puissance totale de 1600 MW (la puissance d’une tranche nucléaire varie de 900 à 1300 MW) pour un volume d’eau stocké de 1300 Millions de m3.

 

 

 
Le Chastang   


Bort les Orgues


L’aigle


Le Sablier (Argentat)

 

 

Bassin versant 

bassin hydrogéologique ; bassin hydrographique ;


Surface d'alimentation d'un cours d'eau ou d'un lac.

Il peut arriver que le bassin versant topographique diffère quelque peu du bassin versant réel (cas des interfluves glaciaires, karstiques ou marécageux...).
L'emploi de bassin versant est devenu fréquent à l'époque où la recherche s'est principalement attachée à "appréhender le fait hydrologique, et d'abord le débit, comme un fait spatial, comme le produit d'un espace géographique saisi dans toutes ses dimensions, dans toute son épaisseur, dans toute sa dynamique". Le bassin versant n'est pas seulement une somme de caractères moyens, tels que la superficie, le relief, la forme, le sol, la végétation. Il est composé de parties aux caractéristiques particulières qui répondent différemment aux impulsions climatiques et météorologiques.
Le terme de bassin désigne également une circonscription administrative française, créée en application de la Loi du 16 décembre 1964, relative au régime et à la répartition des eaux, et à la lutte contre la pollution. Six circonscriptions ont été ainsi sommairement baptisées "bassins" : Artois-Picardie, Seine-Normandie, Loire-Bretagne, Rhin-Meuse, Adour-Garonne, Rhône-Méditerranée-Corse, constituées chacune par l'agrégat de cantons s'écartant le moins possible du bassin fluvial ou du groupe de bassins considérés; ces "circonscriptions de bassins" forment le champ de compétence des Comités de Bassin et des Agences de Bassin (devenues ensuite Agences de l'Eau).

Caractéristiques des principaux sous-bassins de la Dordogne :

 

Bassin hydrogéologique :

Domaine aquifère, simple ou complexe, dans lequel les eaux s'écoulent vers un même exutoire ou groupe d'exutoires. Il est délimité par une ligne de partage des eaux souterraines.

 

Bassin hydrographique :

Ensemble d'une région ayant un exutoire commun pour ses écoulements de surface

Bassin versant de la Dordogne

Berge

 syn. approximatif rive;


Partie du terrain qui borde un cours d'eau. 
Note : "Rive" a une connotation fonctionnelle : rive droite, rive convexe, etc.; "berge" a une connotation physique : berge abrupte, berge sableuse, etc.. La rive gauche (droite) est celle que l'on trouve à main gauche (droite) quand on regarde dans le sens du courant.

 


Berges de la Vézère au pont de Peyrissac

 

Bruine


Précipitation assez uniforme, constituée exclusivement de fines gouttes d'eau (de diamètre inférieur à 0,5 mm), très rapprochées les unes des autres.

 

C

Calcul de la propagation des crues


Technique utilisée pour calculer le mouvement et le changement de forme d'une onde de crue se déplaçant à travers un bief ou un réservoir.

 

Capacité d'infiltration


Vitesse maximale à laquelle un sol donné, dans des conditions données, peut absorber de l'eau par unité de surface

 

carte d'isohyètes


Représentation graphique de la distribution spatiale d'une précipitation sur une période de temps donnée.


Isohyètes des 3 et 4 juillet 2001. Les précipitations enregistrées durant ces deux journées ont  provoqué  une crue importante de la Corrèze et de la Vézère.

 

Carte des isochrones


Carte d'un bassin hydrographique sur laquelle une série de courbes (isochrones) indique le temps de parcours de l'eau entre une de ces courbes et le débouché du réseau hydrographique.

 Cascade


Chute d’eau naturelle produite lorsque un accident du relief force le lit d’une rivière à franchir brutalement une dénivelée importante.

Le bassin de la Dordogne fournit de nombreuses cascades. Les plus spectaculaires situées à la sortie du massif central concernent des cours d’eau dont le bassin versant est suffisant pour fournir un débit important synonyme d’effet spectaculaire.


La plus importante des cascades se situe au nord de Tulle sur la commune de Gimel-les-cascades lorsque la Montane franchit en 3 bonds plus de 180 m de dénivelée en quittant le massif des Monédières où elle prend sa source.

Ces cascades sont situées dans un parc aménagé à la fin du 19° siècle par Gaston Vuillier littérateur, poète, voyageur et photographe et sont devenues depuis un haut lieu des excursions dominicales tullistes.


Cascades de Gimel (19) sur la Montane « la Redole » vue du pont

Cascades de Gimel(19) sur la Montane dans le parc Vuillier

D’autres cascades sur le bassin de la Dordogne :

Le saut ruban sur l’Auvézère dans les gorges du Pervendoux(24)

Le saut du Chalard sur la Dronne sur la commune de Champs-Romain (24)

La cascade de Murel sur le ruisseau de Franche Valonne commune d’Albussac(19)

Champ d’inondation

syn. plaine d'inondation


Partie d'une vallée, extérieure au lit principal mais contiguë à celui-ci, qui n'est submergée que lorsque le débit du cours d'eau excède la capacité de débit du lit principal.

 


Plaine de Ste Terre (la Dordogne en Gironde) en janvier 1994

 

Chevelu


Représentation complète du réseau hydrographique superficiel d’un bassin hydrologique qui évoque une chevelure pour les bassins bien drainés.


Chevelu du bassin de la Dordogne où l’on remarque l’extrême densité des réseaux hydrographiques dans les départements de la Corrèze, du Cantal, de la Haute-Vienne et du Cantal.
 

Confluence


Phénomène de jonction de deux ou plusieurs cours d'eau.
Confluent : Point de jonction de deux ou plusieurs cours d'eau.

Le réseau hydrographique de la Dordogne est organisé en peigne et distribue alternativement les principales confluences en rive gauche (Maronne et Cère entre Argentat et Bretenoux) et rive droite (Vézère à Limeuil et Isle à Libourne) .

Les autres principales confluences sont la Corrèze et la Vézère à l’aval de Brive, l’Isle et la Dronne à l’aval de Coutras, L’isle et l’Auvézère à l’amont de Périgueux.

 


Confluence de l’Isle et de la Dordogne à Libourne (33)

 


Confluence de la Vézère et de la Dordogne à Limeuil (24)

 

 

Cote d'alerte

(situation de crue)


Niveau de l'eau égal au niveau de crue considéré comme dangereux ou proche de celui-ci, et à partir duquel on doit commencer à diffuser des bulletins d'alerte.

 

Cours d'eau


Terme général désignant tous les chenaux superficiels ou souterrains, naturels, conducteurs d'eau permanente ou temporaire.

Des différents "cours d'eau"
Cours d'eau naturels
Le réseau hydrographique est un réseau hiérarchisé  dont chaque élément (affluent, tributaire) rejoint un élément plus important au niveau d'une confluence. Chaque ensemble de segments, du plus petit au plus grand a, en français des noms spécifiques d'origine plus ou moins régionale. On peut ainsi trouver les noms suivants:

Remarques :

 La définition du mot "fleuve" (sans équivalent en anglais) est sujette à désaccord entre spécialistes suivant qu'on privilégie l'importance de son bassin versant et donc de son débit ou son débouché à l'océan. Pour la plupart des géographes français, un fleuve est un cours d'eau uniquement caractérisé par le fait qu'il se jette dans la mer quelle qu'en soit son importance. Mais des exceptions existent dans la dénomination traditionnelle de nombreux cours d'eau. C'est le cas par exemple des cours d'eau des îles qui pour la plupart se jettent tous en mer et qui ne sont jamais nommés fleuve (ils sont souvent appelés ravines dans les îles tropicales françaises) . Il en est de même des cours d'eau se jetant dans les "mers intérieures" (Aral, Caspienne) qui, à l'inverse, sont nommés fleuve (l'Amou Daria par exemple) alors même qu'ils n'aboutissent pas à l'océan. On retiendra ici que les dénominations traditionnelles doivent être suivies dans la très grande majorité des cas et que le mot "fleuve" devrait n'être utilisé que pour des cours d'eau permanents, importants en débit et en nombre d'affluents.

Cours d'eau artificiels

 

 
La Vézère sur le plateau de Millevaches alors qu’elles n’est encore qu’un ruisseau

 

Courbe d'étalonnage (ou courbe de tarage)

(courbe de tarage , barème d'étalonnage) syn. courbe hauteur-débit; voir aussi relation hauteur-débit ;


Courbe indiquant la relation entre la hauteur d'eau et le débit d'un cours d'eau au droit d'une station hydrométrique. Traduite en chiffres, c'est un barème d'étalonnage.

 
Courbe d’étalonnage de la Dordogne à Bergerac au Pont de la Madeleine

·  Courbe décrivant la relation expérimentale entre les hauteurs d’eau et les débits correspondants d’un cours d’eau ou d’un canal, établie à partir de mesures de vitesses à travers une section de référence.
·  Relation hauteur – débit
Commentaires

 

Crue

hautes eaux ; voir aussi inondation ;


 

Une CRUE, phénomène hydrologique de base, est l'augmentation plus ou moins brutale du débit et par conséquent de la hauteur d'un cours d'eau.
En général, on distingue deux types de crues : les crues fluviales et les crues torrentielles même si le passage de l'une à l'autre se fait de façon continue. Les crues fluviales, souvent saisonnières, affectent les cours d'eau importants aux vastes bassins versants; en général la montée des eaux y est lente. Les crues torrentielles ou rapides, subites, brutales, soudaines ou encore éclair affectent n'importe quelle partie du réseau hydrographique ; elles sont souvent dues à des pluies de caractère convectif très violentes et localisées; elles sont caractérisées par une évolution très rapide, la montée des eaux étant très brutale. Le mot "crue pluviale" est parfois employé pour des crues torrentielles dues à une pluie très intense et localisée. On parlera de "crue simple ou élémentaire" pour une crue qui est le résultat d'un seul épisode pluvieux.

 
Crue de la Dordogne à Beaulieu(19) en 1907


Crue de l’Auvézère à Cubjac(24)  en 1944 

Commentaires et recommandations :

Les causes de l'augmentation du débit peuvent être diverses : précipitation atmosphérique, fonte des neiges, débâcle glaciaire, vidange de réservoir... Elle se caractérise par son hydrogramme, graphique qui représente les variations de débit en un point en fonction du temps. C'est la partie montante de cet hydrogramme qui est appelé crue, la partie descendante étant la DECRUE. Cependant certains hydrologues désignent par "la crue" l'épisode complet de crue et décrue jusqu'au retour à un régime non-influencé. Cette interprétation, même si elle se justifie parfois dans la pratique, parait en opposition avec la définition même du mot.
Une crue se définit par différents critères : sa genèse, sa durée, sa fréquence, son "débit de pointe", son volume.

Une CRUE DECENNALE, CENTENNALE.... est une crue qui a 1 chance sur 10, 100... d'être dépassée au cours d'une année dans les conditions de climat actuel.

La CRUE DE PROJET est une crue de récurrence donnée (fonction de l'environnement et d'impératifs technologiques) servant à calculer la résistance des ouvrages de génie civil: ponts, barrages...
On parle aussi de "crue de source" pour désigner l'augmentation du débit d'une source en régime influencé.
Il est très important de bien différencier les notions : écoulement, crue, débordement, inondation, gonflement: l'écoulement (superficiel) des eaux en se concentrant dans le réseau hydrographique produit la crue qui peut produire des inondations (dans des "zones inondables") et/ou des débordements (dans des "zones submersibles").


Répartition dans l’année des crues de la Corrèze à Brive


Répartition dans l’année des crues à Bergerac

 

Crue annuelle


Crue de pointe journalière maximale observée au cours d'une année hydrologique.
Crue égalée ou dépassée une fois par an en moyenne.

 

Cycle hydrologique

(cycle de l’eau)


Circulation générale de l’eau, en circuit fermé et avec changements d’état, entre les réservoirs de l’hydrosphère - océan, atmosphère, surface et sous-sol des terres émergées - mettant en jeu les phénomènes d’évaporation, de convection, de condensation et précipitation, d’écoulement et d’infiltration, ainsi que les variations et renouvellements des stocks dans ces réservoirs. Le cycle de l’eau, mu par l’énergie solaire, joue un rôle fondamental sur la redistribution de celle-ci à la surface de la Terre.

 

D

 

Débit


Volume d'eau qui traverse une section transversale d'un cours d'eau (ou d'un canal) par unité de temps.

Le débit (moyen) journalier, mensuel, annuel.. est la moyenne arithmétique de tous les débits par seconde de la période considérée. Le débit annuel devra être obligatoirement suivi de l'année considérée.

Le débit (moyen) inter-annuel est la moyenne arithmétique des débits (moyens) annuels calculée sur une période de temps au moins égale à 30 années consécutives.

Le débit (moyen) pluri-annuel est la moyenne arithmétique des débits (moyens) annuels calculée sur une période de temps quelconque (en général la série complète des débits annuels)

On pourra utiliser le terme de "module pluri-annuel" ou "module inter-annuel" dans le même contexte que pour "débit pluri et inter-annuel".


Quelques exemples de débits sur le bassin de la Dordogne

Débit à pleins bords


Débit qui peut passer dans le lit d'un cours d'eau sans débordement.


La Dordogne à La Roque Gageac de pleins bords.

 

Débit d'étiage


Plus petite valeur du débit d'un cours d'eau durant une année hydrologique.

 

Décrue


Période de décroissance du débit, figurée par la branche descendante d'un hydrogramme depuis le maximum.

 

Délai de prévision


Intervalle de temps entre l'émission de la prévision (de l'alerte) et le moment où est censé se produire l'événement prévu.

 

Délaissés de crue

syn. laisses de crue;


Traces laissées par une crue sur un ouvrage ou d'autres supports, indiquant le plus haut niveau atteint.


Délaissées de crues de la Dordogne mis en valeur à Bergerac            


Délaissées de crues plus rudimentaires à Périgueux

 

 

E

 

Echelle limnimétrique


Echelle graduée qui permet d'observer le niveau de l'eau dans une rivière, un réservoir, un lac, etc


Echelle de la station de Brive sur la Corrèze

 

Ecoulement fluvial


Terme général désignant le mouvement de l'eau dans le lit d'un cours d'eau.

 Enjeux


En France métropolitaine, le risque inondation touche 10 000 communes et concerne 5 millions de personnes, sur le bassin de la Dordogne 303 communes réparties dans les départements 16,17,19,24,33,46 et 75 000 sont exposées à ce risque.


Localisation des principaux enjeux inondations sur le bassin de la Dordogne

Etiage


 Plus bas niveau atteint par un cours d'eau ou un lac.

 

 

 
L’Isle à Charriéras en amont de Périgueux été 2005


L’Isle à Charriéras hiver 2005-2006

 

Evacuateur de crue


Ouvrage de conception variée permettant l'évacuation de l'eau d'un réservoir au-dessus d'une certaine hauteur.


Sauts à ski des évacuateurs de crues du barrage du Chastang sur la Dordogne


Evacuateurs de crues du barrage du Chastang en action.

 

Evapotranspiration


Quantité d'eau transférée du sol vers l'atmosphère par évaporation et transpiration des plantes
Ensemble des phénomènes et des flux d'évaporation physique et de transpiration biologique, notamment de la végétation, qui interviennent dans le bilan d'eau d'un territoire, d'un hydrosystème terrestre, comme facteur de flux sortant. Elle est exprimée le plus généralement en hauteur moyenne évaporée sur la surface considérée pendant une durée définie.

 

Exutoire d'un réseau hydrographique


Point le plus bas d'un réseau hydrographique.
Note : Il s'agit en général d'une embouchure, mais le sens de ce terme est trop restrictif pour rendre celui du terme anglais.

 

F

 

Fleuve

rivière voir aussi cours d'eau ;


Grand cours d'eau qui sert de chenal de drainage naturel d'un bassin hydrographique.
Note : En français, "fleuve" désigne en principe un cours d'eau de taille quelconque qui se jette dans la mer ou dans un grand lac

 

Fréquence de crue

voir aussi période de retour ; probabilité de crue ;


Nombre de fois qu'un débit ou une hauteur de crue donné a des chances de se produire au cours d'une période d'un nombre donné d'années

 

 

G

 

Gelée

voir aussi gelée blanche ; givre ;


Couverture de glace, dans l'une de ses multiples formes, produite par la sublimation de la vapeur d'eau sur les objets ayant une température inférieure à 0°C.

 

Gelée blanche

voir aussi gelée ;


Dépôt de cristaux de glace qui affecte le plus souvent la forme d'écailles, d'aiguilles, de plumes ou d'éventails, et qui se forme sur les objets dont la surface est suffisamment refroidie, habituellement par rayonnement nocturne, pour provoquer la sublimation de la vapeur d'eau contenue dans l'air.

 

 

Géomorphologie fluviale


Science de la formation des lits des cours d'eau et des plaines d'inondations sous l'action des eaux : étude de leurs formes.

 

Giboulée


Précipitation de neige et pluie mêlées ou de neige fondant pendant sa chute.

 

Givre

voir aussi gelée ;


Dépôt de glace, constitué par des granules plus ou moins séparés par des inclusions d'air, orné parfois de ramifications


Givre sur la vallée du Céou près de l’Abbaye Nouvelle (Lot)

 

Glace


Etat solide de l'eau


La cascade de Murel prise par la glace sur le ruisseau de Franche Valonne commune d’Albussac au Nord-Ouest d’Argentat en Corrèze.

Gouffre


Cavité profonde et abrupte fréquente dans les régions calcaires

La partie médiane du bassin de la Dordogne se développe à travers une zone calcaire (Voir «karst ») très propice à la formation de cavités variées gouffres, dolines et pertes diverses.

 
Coupe stratiforme d’une formation calcaire

L’exemple le plus significatif sur le bassin de la Dordogne est le gouffre de Padirac situé sur le karst lotois près de Saint Céré (46).
Ce gouffre exploré à partir de 1889 se développe sur plus de 30 km de galeries dont 10 km de galeries noyées. D’une profondeur de 103 m sous le causse quercynois, la voûte de la salle du grand dôme domine la rivière souterraine de 90 m.

 
Gouffre de Padirac(46) et promenade en barque sur la rivière souterraine

Grêle


Précipitation de globules ou morceaux de glace (grêlons) d'un diamètre de 5 à 50 mm, quelquefois davantage, qui tombent soit séparément, soit agglomérés en blocs irréguliers.


Formation de la grêle dans un nuage convectif


Orage de grêle sur la commune du Bugue en Dordogne le 26 juillet 2005.

 

Grésil


Gouttes de pluie congelées ou flocons de neige presque entièrement fondus et recongelés
Précipitation de particules de glace transparentes ou translucides, de forme sphérique ou irrégulière, rarement conique, dont le diamètre n'excède pas 5 mm.

Gué


Endroit peu profond d'un cours d'eau permettant la traversée de celui-ci par les véhicules ou les piétons



Gué romain à Spontour (19) sur la Dordogne en amont de la retenue du Chastang.

 

H

 

 Hauteur d'eau

 syn. hauteur à l'échelle; hauteur limnimétrique; voir aussi niveau de l'eau ;


Distance verticale entre la surface d'un cours d'eau, d'un lac, d'un réservoir (ou d'un puits d'observation des eaux souterraines) et le zéro de l'échelle.

 

Hauteur à l'échelle


Hauteur d'une surface d'eau au-dessus du zéro de l'échelle.
La position du zéro de l’échelle ne coïncide pas nécessairement avec le fond du lit qui souvent évolue dans le temps.  C’est pourquoi on peut rencontrer des cotes négative (en dessous du zéro) lorsque la ligne d’eau s’est abaissée depuis la mise en service de l’échelle (creusement naturel du lit, effondrement d’un ouvrage de retenue de moulin par exemple).
C’est notamment le cas à la station de Brive sur la Corrèze dont les cotes de basses eaux sont négatives.


Echelle de la station de Périgeux

Hauteur de chute de neige


Epaisseur de la couche de neige fraîche déposée au cours d'une période récente donnée.

 

Hauteur de neige

syn. épaisseur de neige;


Distance verticale entre la surface d'une couche de neige et le sol, la couche étant supposée uniformément répartie sur le terrain qu'elle recouvre.


Mesure de la hauteur de neige

Hauteur de pluie


Apport d'eau liquide tombant de l'atmosphère exprimé en hauteur d'eau sur une surface horizontale.

 

Hauteur de précipitation

précipitation


Quantité de précipitation tombée sur une surface horizontale unité pendant l'unité de temps.
Produits, sous forme liquide ou solide, de la condensation de la vapeur d'eau, tombant des nuages ou déposés par l'air humide sur le sol.

Quantité de précipitation tombée sur une surface horizontale unité pendant l'unité de temps.

Du point de vue hydrologique les précipitations sont les apports d'eau parvenant au sol sous forme liquide (pluie ou rosée) ou solide (neige ou grêle) en provenance directe ou indirecte de la condensation de la vapeur d'eau atmosphérique. Elles constituent l'unique alimentation de la partie terrestre du cycle de l'eau.

Les diverses formes de précipitations proviennent habituellement des nuages qui sont formés de micro gouttelettes d'eau issues de la condensation de vapeur d'eau atmosphérique. Un nuage reste stable tant que ces gouttelettes, dont la densité est de quelques dizaines par centimètre cube, restent en équilibre avec la vapeur d'eau environnante. Il n'y a précipitation que lorsque le diamètre des gouttelettes devient suffisant pour qu'elles acquièrent une vitesse de chute significative.
Les mécanismes permettant aux gouttelettes de grossir dans une proportion de 1 à 10 ou 100 pour les diamètres (soit de 1 à 1000 ou 100000 en masse) ont été élucidés par Bergeron, Dessens et Langmuir à partir des années trente. Ils font appel à des noyaux de condensation (particules de glace, noyaux de chlorure de sodium ou poussières) qui, lorsque les conditions deviennent favorables, concentrent très rapidement de l'eau du nuage au terme d'une véritable distillation.
Des mécanismes mécaniques de capture de gouttes peuvent alors amplifier le phénomène de croissance des gouttes de pluie. La gamme des diamètres des gouttes de pluie (spectre) atteignant le sol va de quelques dixièmes de millimètres à un maximum de 4 à 5 millimètres.

 

Mesure des précipitations :

Le pluviomètre, que l'on a jadis aussi appelé ombromètre, hyétomètre et même udomètre, est un récipient fixé sur un support, et dont l'ouverture placée horizontalement et limitée par un bord effilé détermine très précisément une surface réceptrice (généralement 400 cmÿFD).
La hauteur d'eau de pluie recueillie par cet appareil est mesurée manuellement à des intervalles de temps réguliers (en général 24 heures), les résultats étant exprimés en dixièmes de millimètres (un millimètre de pluie est l'équivalent d'un litre par mètre carré).

Les pluviographes, dont il existe de très nombreux modèles, permettent de mesurer la hauteur des précipitations sur des intervalles de temps, réguliers ou non, beaucoup plus courts et font appel à un dispositif enregistreur graphique ou digital.
Le radar météorologique utilise la réflexion par les hydrométéores (en particulier les gouttes de pluie) d'ondes électromagnétiques dont les longueurs d'onde vont de 5 à 10 cm et permet d'atteindre, à un instant donné, une carte des réflexivités très liée à celle de l'intensité des précipitations.
Le disdromètre et les spectropluviomètres permettent par ailleurs d'atteindre les caractéristiques des gouttes d'eau (singulièrement leur diamètre), indispensables à la calibration des radars.
Un important effort de recherche est enfin mené pour estimer les précipitations à partir d'images satellitaires (visible, infra-rouge, micro-ondes).
Ces différentes mesures sont intimement liées à une échelle de temps et/ou d'espace et leurs résultats ne sont pas immédiatement comparables en raison de l'intermittence et de la variabilité des champs précipitants et c'est plutôt de leur combinaison qu'il faut attendre une amélioration de l'estimation des précipitations à toutes les échelles intéressant l'hydrologie.

En tant qu'activité métrologique, la pluviométrie consiste toujours à mesurer une hauteur de précipitations pendant un intervalle de temps, c'est à dire qu'elle ne permet d'atteindre qu'une intensité moyenne des précipitations au cours de l'intervalle de temps considéré.
On a cependant coutume d'exprimer les précipitations journalières, mensuelles ou annuelles en termes absolus (mm), réservant généralement l'expression en intensité (mm/h) à des intervalles de temps plus courts.
L'usage a également consacré la pluviomètrie comme l'étude de la répartition et du régime des précipitations.

Le terme pluviosité (de Martonne,1909), peu usité, désigne le caractère plus ou moins pluvieux d'une période ou d'une région. On désigne parfois comme la pluviosité d'une année donnée en un lieu donné le rapport des précipitations de cette année à la moyenne interannuelle des précipitations de ce lieu (Angot).

 

Typologie :

 Herbier


Développement de végétation aquatique dans les cours d’eau souvent causé par un début d’eutrophisation de la rivière ou une augmentation de la température de l’eau.

 La prolifération des herbiers aquatiques constitue un véritable problème en hydrométrie car la correspondance hauteur/débit est profondément affectée par la présence des végétaux.

D’une part le développement laminaire étendu des herbes réduit les vitesses habituelles de l’eau, d’autre part leur volume propre s’ajoute à celui de l’eau et augmente artificiellement la hauteur d’eau.

Le détarage hydrométrique des stations qui s’en suit est particulièrement sensible en été où se conjuguent bas débits à mesurer et développement maximal des végétaux.

Sur la Dordogne, les zones d’herbiers sont notamment situées au niveau d’Argentat , de Cénac puis à l’aval de Bergerac.


Ranunculus Fluitans qui constitue les herbiers de la Dordogne et peut atteindre 3m de long

Humide, humidité


Humide

Etat d'un milieu solide contenant une certaine quantité d'eau (non saturante), exprimable en proportion de masse ou de volume. Etat de l'air contenant une certaine quantité de vapeur d'eau, saturante ou non.

Humidité

Eau (liquide, vapeur) présente dans un sol, une roche, sans les saturer. Teneur en eau du milieu non saturé. Vapeur d'eau, saturante ou non, présente dans l'air.

 

Hydraulique


Branche de la mécanique des fluides qui traite de l'écoulement de l'eau (ou d'autres liquides) dans des conduites, canaux découverts et autres ouvrages.

 

Hydrogramme


Expression ou représentation, graphique ou non, de la variation des débits dans le temps.
Note : Le sens est moins général qu'en anglais. Une expression de la variation des hauteurs s'appelle "limnigramme".


La composition d’un hydrogramme


Hydrogramme de la Vézère pendant la crue des 6 et 7 juillet 2001

 

Hydrographie


Science qui traite de la description et des mesurages relatifs à toutes les étendues d'eau : océans, mers, rivières, lacs, réservoirs, etc. En particulier, cartographie des étendues d'eau pour les besoins de la navigation.

 

Hydrologie


 Science qui traite des eaux que l'on trouve à la surface de la Terre, ainsi qu'au-dessus et au-dessous, de leur formation, de leur circulation et de leur distribution dans le temps et dans l'espace, de leurs propriétés biologiques, physiques et chimiques et de leur interaction avec leur environnement, y compris avec les êtres vivants.
Science qui étudie les processus qui régissent les fluctuations des ressources en eau des terres émergées et traite des différentes phases du cycle hydrologique.

Hydrologie opérationnelle


 Domaine de l’hydrologie qui vise à prévenir en temps réel les phénomènes dommageables notamment les crues.

Ce domaine de l’hydrologie requiert la mise en œuvre de moyens particuliers comme la télé-transmission permanente et synchrone des données hydrologiques du bassin sous surveillance.
Pour la prévision des crues sur le bassin de la Dordogne un réseau opérationnel d’une cinquantaine de stations est interrogé en permanence au pas demi-horaire par radio numérique. 


Poste central à Périgueux en 1964 du réseau radio de collecte de données hydrologiques


Poste central du service de prévisions des crues du bassin de la Dordogne en 1985


Salle opérationnelle du poste central depuis 2006

Hyétogramme


Distribution dans le temps de l'intensité d'une averse.


Hyétogramme à la station de Saint Yrieix le Déjalat en Haute Corrèze entre le 26/11/06 & 04/12/06

 

Hygromètre


Instrument mesurant l'humidité relative de l'atmosphère et permettant de déterminer le point de rosée.

 

I

 

Infiltration


Mouvement de l'eau pénétrant dans un milieu poreux depuis la surface du sol.
Au sens actif :
Phénomène du passage de l'eau (ou d'un autre fluide) à travers la surface du sol, de sa pénétration dans le sol et de son mouvement descendant dans la zone non-saturée du sous-sol.
Au sens neutre :
Quantité d'eau infiltrée, en référence à un espace et à une durée définis. 

Commentaires

Dans ce sens, pour la plupart des auteurs modernes, l'infiltration est distinguée de la filtration qui désigne le mouvement de l'eau dans un milieu poreux saturé : " le nom de filtration est attribué au phénomène de traversée ou de franchissement d'une certaine épaisseur de milieu poreux saturé, tandis que l'infiltration s'identifie avec la pénétration dans un milieu non saturé" (Pioger, 1954)

 

Inondation

voir aussi crue ;


Submersion par l'eau débordant du lit normal d'un cours d'eau ou d'autres surfaces d'eau, ou accumulation d'eau provenant de drainages, sur des zones qui ne sont pas normalement submergées.
Submersion temporaire, naturelle ou artificielle, d'un espace terrestre.

Commentaires

 

Intensité d'une pluie

voir aussi intensité de précipitation ;


Débit d'une pluie exprimé en unités de hauteur par unité de temps.

Intensité de précipitation

voir aussi intensité d'une pluie ;


Quantité de précipitation recueillie par unité de temps.
Plusieurs façons d’exprimer une même idée :

Les français diront :        -Il pleut des cordes, des hallebardes

                                        -Il pleut comme vache qui pisse

Les anglais :                    -Il pleut des chiens et des chats (It rains dogs and cats)

Les allemands :               -Il pleut des ficelles (Es regnet Bindfäden)

Intumescence


Surélévation temporaire et mobile de la surface d'un cours d'eau ou d'un lac.

 

Isohyète


Ligne joignant les points où la hauteur de précipitation recueillie au cours d'une période donnée est la même


Isohyètes annuels sur le bassin de la Dordogne avec sur les lignes noires le nombre de jours de précipitations

 

 

J

 

Jaugeage


Ensemble des opérations ayant pour but de déterminer le débit d'un cours d'eau pour une hauteur donnée à l'échelle.

Ensemble des opérations, des mesures et des calculs destinés à déterminer le débit d'un cours d'eau, d'un canal, d'une conduite, d'une source en un point donné. Sur un cours d'eau, ce point est appelé "station de jaugeage".


Démonstration d’un jaugeage sur le canal à Périgueux

Commentaires

L'évaluation du débit, ou jaugeage, repose sur trois données: la vitesse moyenne d'écoulement, la hauteur d'eau dans la rivière ,qui avec le profil transversal du lit, délimite la section mouillée. Le débit est calculé en multipliant la section mouillée par la vitesse. Celle-ci est la donnée la plus difficile à connaître car elle n'est pas la même sur toute la largeur et la profondeur du profil.
La technique hydrométrique traditionnelle consiste à plonger dans le cours d'eau, face au courant, un moulinet hélicoïdal, puis à relever les vitesses du courant en des points nombreux sur plusieurs verticales de la section mouillée, pour calculer la vitesse moyenne. Ce jaugeage classique ne peut être pratiqué que ponctuellement et, seulement, si les eaux en crue ne sont pas répandues, au delà des berges, dans un champ d'inondation. Quand de nombreux jaugeages ont été pratiqués, en un site au lit stable, on établit la courbe de tarage de cette station, courbe qui exprime la correspondance entre les débits et les hauteurs d'eau dans la rivière. Ainsi sera-t-il facile ensuite, à n'importe quel moment, de connaître les valeurs du débit, grâce aux hauteurs d'eau relevées en permanence par un limnigraphe implanté sur le site.
La mesure précise et continue de la vitesse moyenne, introduite depuis peu en certaines stations, est un progrès considérable. Elle est obtenue soit par la méthode des ultra-sons traversant le cours d'eau, soit par la méthode électro-magnétique (petites rivières poissonneuses). Dans le cas de rivières très turbulentes au lit irrégulier, les jaugeages "chimiques" ou par titrage sont les méthodes les mieux adaptées. Grâce à un calculateur réglé sur le profil du cours d'eau et dans lequel sont introduites les valeurs de la hauteur d'eau et de la vitesse, le débit peut être connu à tout moment, en temps réel.
Quand les débits sont très faibles, toute l'eau peut être conduite vers un déversoir spécialement étalonné.
S'il est impossible d'appliquer l'une de ces méthodes, surtout en période de crues fortes et rapides, on peut leur substituer les formules de l'hydraulique, moyennement des observations précises sur la pente superficielle des eaux, la rugosité du lit, et le rayon hydraulique (quotient de la surface de la section mouillée par son périmètre).

 

Jaugeage par exploration du champ des vitesses


Détermination du débit d'un cours d'eau en mesurant, dans une section droite, la vitesse du courant en un certain nombre de points dont on mesure également la profondeur, et en faisant la somme des produits des vitesses moyennes par les aires élémentaires auxquelles elles s'appliquent.

 

Jaugeage à gué


Jaugeage exécuté par un opérateur qui traverse le cours d'eau à pied en mesurant les profondeurs et les vitesses.


Jaugeage à gué sur la Lizonne affluent de la Dronne

 

 

K

 

Karst


Région de calcaires et dolomites ayant une topographie souterraine particulière due à la dissolution de certaines parties du sous-sol et au cheminement des eaux dans les galeries naturelles ainsi formées.
Ce terme provient du nom d’une zone de plateau calcaire de Croatie appelée Karst.

Le bassin de la Dordogne est coupé par une importante zone karstique (pays des Périgords Blanc et noir et du Quercy).
Le réseau hydrographique de surface s’y raréfie (voir chevelu) drainé par un abondant réseau  de cavités et de galeries souterraines.


Géologie du bassin de la Dordogne avec zone karstique médiane

 

L

 

Laisses de crue

 syn.. délaissés de crue


Traces laissées par une crue sur un ouvrage ou d'autres supports, indiquant le plus haut niveau atteint.

 

Lame d'eau écoulée


Volume total écoulé en provenance d'un bassin, pendant un temps donné, divisé par la superficie de ce bassin.

 

Lame d’eau écoulée lors de la crue de la Corrèze et de la Vézère des 6 et 7 juillet 2001

Ligne de partage des eaux


Ligne de faîte ou frontière séparant des bassins contigus.

 

Limnigramme


Enregistrement continu de hauteurs d'eau par un limnigraphe.
Représentation, graphique ou non, de variations de hauteurs d'eau en fonction du temps.

 


Limnigramme enregistré sur le Céou durant la crue du 10 janvier 1996

 

limnigraphe


Instrument qui enregistre les variations du niveau de l'eau en fonction du temps.


Station de Mareuil sur Belle sur le bassin de la Dronne et limnigraphe à rouleaux

Limnigraphe à bulles


Limnigraphe à prise de pression utilisant une arrivée d'air.

 Limnimètre à flotteur


Limnimètre dont l'élément essentiel est un flotteur qui suit les variations du niveau de la surface de l'eau, ce mouvement étant transmis à un dispositif de lecture ou d'enregistrement (dans ce dernier cas, l'appareil est appelé limnigraphe).


Principe de fonctionnement et éclaté d’un limnigraphe à flotteur.


Gaine à flotteur à la station de Pont de Burg près d’Objat (19)sur la Loyre affluent rive droite de la Vézère.

Limon


Matériau non organique à grains fins, dont le diamètre nominal des particules varie de 0,02 à 0,002 mm suivant les normes de l'Association internationale de la science des sols, ou de 0,05 à 0,005 mm suivant les normes de l'US Bureau of Soils (classification granulométrie).  Matériau meuble appartenant à la fraction la plus fine, dont la plupart des particules sont plus petites que des grains de sable et plus grosses que des particules d'argile.

 

Lit d'un cours d'eau


Partie la plus basse d'une vallée creusée par l'écoulement et dans laquelle se déplacent, en dehors des crues, l'eau et les matériaux transportés.
Le lit est la partie en général la plus profonde de la vallée dans laquelle s’écoule gravitairement un courant d’eau. De manière classique, on distingue le lit mineur limité par des berges, du lit majeur occupé temporairement par les eaux débordantes. 

Commentaires
Le lit mineur, dit aussi " apparent ", " ordinaire ", " permanent ", est occupé par des matériaux roulés par les eaux et peu masqués par la végétation et l’implantation humaine. Dans les plaines ou les fonds de larges vallées, peuvent apparaître, à l’intérieur du lit mineur, des microreliefs caractéristiques : chenaux, dépressions d’inégales profondeurs séparés par des seuils, bras secondaires abandonnés, îles, grèves. Le lit d’étiage ou chenal d’étiage est celui dans lequel se concentre l’écoulement pendant les périodes de basses eaux.
Le lit majeur ou champ d’inondation est l’espace que les eaux peuvent recouvrir et tapisser d’alluvions fines. Il est généralement occupé par une végétation plus ou moins hygrophile. La partie du lit majeur, la plus souvent inondée, est parfois appelée lit moyen ou champ d’inondations fréquentes. Le lit majeur d’extension maximum est dit lit majeur exceptionnel ou épisodique.
Dans les plaines et vallées alluviales, la distinction entre lit mineur et lit majeur est souvent délicate dans la mesure où les inondations du lit majeur ne proviennent pas uniquement du débordement du cours principal. Par exemple, la montée des eaux dans le cours d’eau principal peut produire un effet de barrage sur l’écoulement des tributaires qui, eux, débordent en inondant la plaine. De plus, quel que soit le style du lit fluvial, lit rectiligne, lit à méandres, lit tressé ou " en tresses ", lit anastomosé, quand apparaissent des chenaux multiples, des îles, des barres de sable et de graviers, le lit mineur n’étant pas entièrement occupé par l’eau, la limite des berges est floue et la configuration des chenaux et des îles est fort
instable.
Pour les morphologues qui ne confondent pas les deux derniers styles de lits fluviaux, dans le lit tressé, les chenaux multiples enserrant des îles ont une faible sinuosité ; ils sont larges, instables, peu profonds caillouteux, caractérisés par un écoulement rapide, souvent spasmodique et une forte charge de fond. Le lit anastomosé a des chenaux principaux fortement sinueux, en pente faible, relativement profonds et larges, se séparant et se rejoignant à l’aval, et s’exhaussant lentement par l’effet de la charge en suspension.


Lit majeur de la Corrèze envahi par la crue en juillet 2001 à l’aval de Brive

 

Lit à fond mobile


Lit mobile dont le fond est constitué de matériaux sédimentaires non cohérents.

 

M

 

Manteau neigeux


Neige accumulée sur le sol; elle fond d'ordinaire lentement, fournissant de l'eau en début d'été.

 

Marée


Montée et baisse périodiques de l'eau dans les océans et les grands lacs, dues à l'attraction de la Lune et du Soleil.

 

Marée de tempête


Surélévation du niveau de la mer ou d'un estuaire, causée par le passage d'un centre de basse pression.


Mascaret


Le mascaret est un phénomène exceptionnel qui se produit dans certains estuaires aux époques des grandes marées. (On a répertorié environ 60 sites dans le monde). Actuellement , en France, il subsiste uniquement en Aquitaine. En effet les travaux d’aménagement des autres rivières de France, en particulier ceux de la Seine ont perturbé les conditions favorables à sa formation. Ce gros mascaret , dangereux pour la navigation (Léopoldine Hugo, la fille de Victor Hugo et son mari se seraient noyés après un chavirage de leur embarcation sous l’effet du mascaret de la Seine à Villequiers) a disparu il y a environ 30 ans.

Lorsque la marée remonte, l’eau s’engouffre dans l’estuaire et le flux se heurte alors au courant du fleuve. Par l’effet combiné d’entonnoir ainsi que la diminution de la profondeur, une série de vagues se crée.

Le mascaret grossit au fur et à mesure de sa progression et peut atteindre dans certains estuaires jusqu’à 3 mètres de hauteur.

Cette série de 5 à 10 vagues rapprochées (suivie ensuite de remous) se déplace à une vitesse de 15 à 30 km/h selon la profondeur du fleuve et peut remonter jusqu’à 150km à l’intérieur de terres en brassant violemment les berges qu’elle rencontre.

En France, le mascaret de la Seine était exceptionnel puisque la vague pouvait atteindre 4m au milieu du fleuve et jusqu’à 7m sur les berges en raison des rebonds sur les rives.

Aujourd’hui on peut observer les mascaret sur la Gironde (île Margaux 50cm), sur la Garonne (entre Langoiran et Podensac 2,50m) et sur la Dordogne (Saint Pardon 2,5m) où se rassemblent les surfeurs pour profiter du meilleur spot.


Mascaret à Caudebec-en-Caux sur la Seine le 8 avril 1958


Mascaret à Saint Pardon sur la Dordogne le 24 septembre 2006
 

Matériaux détritiques

voir aussi matériaux ;


Matériaux meubles provenant de la décomposition des roches. Ces matériaux peuvent provenir d'une altération sur place ou avoir été transportés par les cours d'eau ou les glaciers et être redéposés ailleurs.

 

Matériaux

syn. matières solides; voir aussi matériaux détritiques ;


Matériaux transportés par l'eau depuis le lieu de leur formation jusqu'au lieu de dépôt. Dans les cours d'eau, ce sont des matériaux alluvionnaires transportés en suspension ou par charriage.

 

Méandre


Courbe décrite par un cours d'eau sinueux et constituée par deux boucles consécutives dans lesquelles l'écoulement a lieu pour l'une dans le sens des aiguilles d'une montre et pour la suivante dans le sens opposé.
Sur le bassin de la Dordogne les méandres prennent souvent le nom de cingles.
Les plus remarquables, car presque circulaires, sont sur la Vézère les cingles de St Léon et  de Tursac, et sur la Dordogne les cingles de Monfort, de Limeuil ,de Trémolat et de Libourne.


Cingles de Limeuil et de Trémolat sur la Dordogne à l’aval du confluent avec la Vézère

 

Méandre mort


Partie abandonnée d'un ancien méandre, lorsque le cours d'eau s'est tracé un nouveau lit plus court.

 

Météorologie


Science de l'atmosphère.

 

Modèle


Représentation sous une forme quelconque d'un objet, d'un processus ou d'un système. En hydrologie, un modèle est la plupart du temps une représentation mathématique d'un bassin, d'un système d'eau, d'une série de données, etc
Si dans son acception première un modèle est défini comme un objet ou une personne à imiter, un exemple ou un archétype, il est devenu dans le domaine scientifique une construction matérielle ou abstraite "ressemblant" à l'objet modélisé, selon un certain nombre de caractéristiques pertinentes eu égard aux données disponibles et à l'objectif poursuivi.
Très pragmatiquement, l'intérêt d'un modèle réside dans sa capacité à apporter une réponse "satisfaisante" aux questions que l'on se pose à propos de l'objet modélisé, ce qui nous renvoie encore une fois à l'objectif assigné au modèle qui doit bien entendu précéder et orienter la conception et la construction du modèle (modèle finalisé). On comprend mieux alors pourquoi, parmi l'infinité des modèles possibles d'un objet, qui traduisent chacun un type de "ressemblance", un modèle particulier, qui n'est pas nécessairement le plus complexe, puisse ou doive être préféré à tout autre.

Typologie des modèles
Modèles physiques (ou modèles réduits), modèles analogiques et modèles mathématiques.
Ces trois types de modèles entretiennent de nombreuses relations. Un modèle physique est une maquette de la réalité. Ici la notion d'analogie est d'abord géométrique mais elle repose également sur de solides bases scientifiques, issues de l'analyse adimensionnelle développée en mécanique des fluides et en thermodynamique. Il existe entre les grandeurs mesurables dans la réalité et celles mesurables sur le modèle des rapports de similitude qui peuvent être calculés a priori et qui assurent la transposabilité en vraie grandeur des résultats obtenus sur le modèle. La justification du modèle repose en définitive sur le fait que les mêmes équations régissent les phénomènes en vraie grandeur et en modèle réduit. C'est cette même raison qui justifie les nombreux modèles analogiques, physiques aux aussi, où un original hydraulique peut être transposé électriquement par exemple. La modélisation de l'écoulement des eaux souterraines par des réseaux électriques où résistance, capacité et potentiel électrique simulaient transmissivité, emmagasinement et charge hydraulique a eu son heure de gloire il y a une vingtaine d'années.
Si les modèles réduits sont encore très utilisés, en particulier en raison de leur capacité à prendre en compte des conditions aux limites complexes mais aussi à cause de leur matérialité qui séduit souvent les maîtres d'ouvrage, les modèles analogiques ont pratiquement disparus au profit des modèles mathématiques pour des raisons de facilité de mise en oeuvre et surtout de coât.
Les modèles mathématiques seront de nature déterministe, s'appuyant sur des équations phénoménologiques (modèles à base physique) ou sur des schémas de fonctionnement (modèles conceptuels), ou probabiliste (stochastique). Dans le premier cas c'est une valeur bien précise qui est associée aux variables et aux paramètres, alors que dans le second ce sont des distributions de probabilité qui sont associées à ces grandeurs. Les modèles mathématiques seront transitoires ou permanents selon que l'on prendra ou non en compte une variation des variables modélisées au cours du temps. Ils seront distribués ou agrégés selon que l'on introduira ou non une variabilité spatiale de leurs paramètres. S'il est habituel de les formuler, il est parfois bien difficile, et avouons-le souvent vain, de pratiquer ces distinctions formelles dans la pratique où, comme nous le soulignions plus haut, le pragmatisme est de règle. N'oublions pas enfin qu'un modèle mathématique n'est pas une pure abstraction: il doit être traduit en programme pour être animé sur un ordinateur où l'on pourrait rechercher une discrète mais bien réelle analogie électronique.


Modèle de prévisions utilisé à la station de Corgnac sur l’Isle en Dordogne à l’amont de Périgueux

 

Moulinet


Instrument servant à mesurer la vitesse de l'eau en un point, par la rotation de coupelles ou d'une hélice.


Moulinets avec hélices de différents pas équipant les perches de jaugeages

 

    

N

 

Neige


Précipitations de cristaux de glace, pour la plupart agglomérés en flocons, souvent en forme d'étoile.

 

Niveau de débordement

syn. niveau à pleins bords;


Niveau auquel les berges de la rivière sont juste submergées.

 

Nivomètre


Appareil destiné à mesurer la quantité de neige tombée.

 

O

 

Observation hydrologique


Mesurage direct ou évaluation d'une ou de plusieurs variables hydrologiques telles que la hauteur à l'échelle, le débit, la température de l'eau, etc.

 

Onde de crue


Montée du débit jusqu'à un maximum, suivie d'une baisse. Elle est due à une période de précipitation ou de fonte de neige.

 
Déplacement de l’onde de crue sur l’Isle du 23 au 27 septembre 2003

 

P

 

Paramètre


Coefficient d'un modèle hydrologique, d'une formule ou de quelque autre relation, qu'on peut ajuster pour appliquer le modèle, etc., à des cas particuliers. Par exemple, l'ajustement d'un modèle pluie-débit à tel bassin demande qu'on affecte aux paramètres de ce modèle des valeurs adaptées à ce bassin.

 

Pente de la ligne d'eau


Inclinaison de la surface de l'eau exprimée par la dénivelée par unité de longueur horizontale.


Levé topographique de la ligne d’eau du Bradascou petit affluent rive droite de la Vézère entre sa confluence à Uzerche et sa source à Chamberêt.
Ces travaux de nivellement ont été réalisés sur tout le réseau hydrographique du territoire métropolitain par l’Institut Géographique National entre 1900 et 1950.

 

Perche légère


Perche graduée, rigide et légère, que l'on tient à la main pour mesurer la profondeur et mettre le moulinet en position afin de mesurer la vitesse dans les chenaux peu profonds.
Note : On peut procéder à pied, en bateau ou sur un couvert de glace.

Jaugeage à la perche légère sur la Lizonne affluent rive droite de la Dronne en Charente.

Périmètre mouillé


Longueur de la ligne de contact entre le cours d'eau et le chenal qui le contient, mesurée dans un plan perpendiculaire à la direction de l'écoulement.

 

Période de retour

syn. période de récurrence; voir aussi fréquence de crue ; probabilité de crue ;


Moyenne à long terme du temps ou du nombre d'années séparant un événement de grandeur donnée d'un second événement d'une grandeur égale ou supérieure. Exemple : pointe de crue.

Dans le cas général
Moyenne de la durée de l'intervalle séparant deux occurrences consécutives de l'événement considéré. 

Pour les événements rares
Inverse de la probabilité d'occurrence de l'événement considéré au cours d'une année quelconque.

Synonymie :

Période de retour, période de récurrence, durée de retour.

Commentaires :

- La notion de temps de retour est destinée à caractériser la fréquence d’apparition d'un phénomène. C'est sans doute dans un souci pédagogique que les statisticiens ont voulu traduire la probabilité d'un évènement, notion réputée particulièrement absconse, en temps de retour, supposé plus compréhensible pour les responsables et le grand public. Ce n'était peut être pas une excellente idée, car cette notion, et plus encore celle de période de retour, véhicule un certain nombre d'idées fausses, en particulier celle d'une périodicité des phénomènes extrêmes.
- Définition statistique du temps de retour. Soit un évènement particulier, par exemple que le débit d'une rivière dépasse une valeur donnée au cours d'une année donnée. La probabilité de cet événement est une mesure de la vraisemblance de sa réalisation et elle est par convention comprise entre 0, lorsqu'il est impossible que l'évènement se produise et 1, lorsque sa réalisation est certaine. Si p est la probabilité que l'événement donné se produise au cours d'une année donnée, le temps de retour attaché à cet événement est défini comme l'inverse de cette probabilité : T=1/p. Le temps de retour n'est donc qu'une autre façon d'exprimer, sous une forme qui se veut plus imagée, la probabilité d'un événement à un moment donné. Malgré son nom sans doute bien mal choisi, il ne fait référence à aucune notion de régularité ou de périodicité et peut même s'appliquer à des évènements qui ne se sont pas produits et qui ne se produiront peut-être jamais à l'avenir. Il est parfaitement légitime de s'intéresser, en particulier pour des études de sécurité des ouvrages, aux crues millennale ou décamillennale (crues ayant respectivement une probabilité 0,001 et 0,0001 de se produire au cours d'une année donnée) d'une rivière qui n'existait pas il y a cinq mille ans, qui n'existera peut-être plus dans dix mille ans et qui n'est de toute façon plus la même que celle qui existait il y a quelques centaines d'années du fait des multiples transformations naturelles et/ou anthropiques qu'elle a subi. La probabilité et le temps de retour ne sont que des estimations de la vraisemblance de l'événement considéré.
- Les ambiguïtés liées à la notion de temps de retour viennent du fait que, faute d'une connaissance suffisante de la physique des processus météorologiques et hydrologiques, l'estimation des probabilités s'est jusqu'à présent essentiellement appuyée sur l'étude de chroniques d'observations. Reprenant l'exemple cité plus haut, on peut imaginer d'observer le débit de la rivière pendant un grand nombre d'années, statistiquement identiques à la manière d'autant de lancés de dés. Si au cours de ces N années, l'événement se produit n fois, sa probabilité sera égale à p=n/N. En moyenne, l'événement se produit p fois par an et sa durée de retour sera égale à T=1/p années. Il est alors possible de donner une interprétation plus concrète au temps de retour : c'est la durée moyenne séparant deux occurrences de l'événement. Cette procédure d'estimation peut être directement mise en œuvre à partir de séries d'observations, ce qui limite cette façon de procéder à des durées de retour relativement brèves, de l'ordre de quelques dizaines d'années. Encore faut-il admettre que toutes les années observées sont statistiquement identiques, ce qui n'est au mieux qu'une approximation puisque l'on sait par exemple qu'aujourd'hui comme hier le climat évolue, ou que, si l'on s'intéresse aux crues des rivières, les bassins versants subissent continuellement des modifications.
Comme une probabilité est nécessairement inférieure ou égale à 1 la formule T=1/p ne pourra nous fournir que des temps de retour supérieurs ou égaux à un an. En fait les raisonnements que nous avons tenus ne sont qu'une simplification, dans le cas d'événements rares donc de faible probabilité, de la méthode du renouvellement (Miquel, 1984) qui permet de prendre en compte et d'attribuer un temps de retour (qui peut être inférieur à un an) à n'importe quel événement.

Pour conclure citons Pardé (1947) qui avait bien identifié la difficulté de l'estimation des temps de retour : "L'intervalle des très grandes crues mérite une attention particulière. Pour aucun élément de l'Hydrologie, les moyennes ne sont plus difficiles à établir et plus trompeuses. Ces phénomènes peuvent fort bien se grouper au nombre de deux, trois ou quatre dans un temps inférieur à l'intervalle moyen, puis manquer pendant une période bien plus longue. Signalons comme bizarreries de ce genre les trois crues de la Loire en 1846, 1856 et 1866, presque doubles, au Bec d'Allier, de la plus forte survenue depuis lors…" Remarquons que le hasard avait bien mal fait les choses en espaçant ces événements de dix ans, ce qui n'a pas manqué un temps d'accréditer la thèse de leur périodicité.


Période de retour et débit correspondant à Montignac sur la Vézère

 

Perte


Endroit d'un lit de cours d'eau où l'eau disparaît dans les alluvions sans pour autant qu'il y ait dépression.
En France, la perte la plus remarquable est sans doute celle du Doubs dont une partie du débit disparaît dans une faille   à l’aval de Pontarlier pour former avec la perte connexe du Drugeon la résurgence de la Loue à 20km .Cette communication souterraine a été découverte en 1901 par André Berthelot fils du chimiste, qui, se trouvant en promenade à la source de la Loue remarqua que l’eau avait la couleur et le goût de l’absinthe. Or l’avant veille à Pontarlier au cours d’un incendie à l’usine Pernod, un million de litres d’absinthe s’étaient déversés dans le Doubs.
La coloration à la fluorescéine permis par la suite de localiser précisément la perte.
Sur le bassin de la Dordogne les pertes se rencontrent dans la zone karstique médiane du bassin (Périgord blanc, Périgord noir et Quercy).
De nombreux petits cours d’eau « coupent » l’été comme le Céou à Pont Carral (46) en disparaissant dans le karst alors qu’il sont alimentés à l’amont.


Septembre 2005 le Céou est « coupé » à Pont Carral(46)

Une perte remarquable située au nord de Périgueux concerne l’Auvézère à Cubjac qui voit disparaître une partie de son débit dans la perte « des soucis ».
Très sensible à l’étiage puisque les habitants privés d’une partie de leur eau avaient autrefois l’habitude de colmater la perte avec des fagots, cette singularité n’a aucune influence sur l’écoulement en crues.
L’eau perdue ne l’est pas pour tout le monde puisque elle sourd à 6 km à St Vincent en changeant de bassin versant et alimente l’Isle au saut du Brame.
Au niveau de la résurgence une cheminée d’équilibre appelée Grand Souci a une profondeur impressionnante. En 2003 un spéléologue a fait une plongée record à –184 m sans en atteindre le fond.

Cette résurgence constitue actuellement le plus profond siphon de France.


Résurgence de l’Auvézère dans l’Isle à Saint Vincent sur l’Isle(24)

Plaine d'inondation

syn. champ d'inondation;


Partie d'une vallée, extérieure au lit principal mais contiguë à celui-ci, qui n'est submergée que lorsque le débit du cours d'eau excède la capacité de débit du lit principal.

 


Plaine d’inondation de la Dordogne à Souillac en décembre 1981

Pluie


Précipitation de particules d'eau liquide sous forme soit de gouttes de diamètre supérieur à 0,5 mm, soit de gouttes plus petites et très dispersées.

 

Pluie efficace


Fraction des précipitations génératrice d'écoulement, immédiat ou différé, superficiel ou souterrain. Comme les précipitations totales, elle s'exprime en hauteur (mm) rapportée à une unité de temps.

Commentaires
Le concept de "précipitation efficace" est appliqué surtout en modélisation des relations précipitations/écoulement, avec le sens d'un potentiel, d'une "fonction de production" calculée : la part des précipitations non reprise par évaporation pendant la durée de référence du bilan d'eau considéré (donc relative à cette durée: d'un "pas de temps" de calcul à une séquence pluri-annuelle).
 Ce concept n'équivaut, en quantité, à un écoulement réel qu'en référence à un système sans autre apport que les précipitations et à une période assez longue pour que le solde des variations de stock soit nul ou négligeable; il est alors complémentaire du "déficit d'écoulement" ayant les mêmes références spatio-temporelles.
A l'instar des précipitations totales mesurées, les hauteurs de précipitations efficaces (moyennes inter-annuelles) calculées, sur la base des données mesurées aux stations climatologiques, considérées comme une variable régionale continue, peuvent faire l'objet d'une cartographie (par lignes d'isovaleurs, - "isohyètes efficaces" - ou discrétisée par maille).
Celle-ci représente en théorie la distribution des hauteurs d'écoulement potentiel local (en pratique pour des aires de référence élémentaire d'ordre kilométrique).

 

Pluviomètre à augets basculeurs


Instrument de mesure de la hauteur de précipitation en un point comportant un dispositif d'enregistrement des hauteurs de précipitation en fonction du temps.

Cet appareil comporte en dessous de son entonnoir de collecte d’eau une pièce pivotant dont les deux compartiments peuvent recevoir l’eau tour à tour (augets basculeurs).

Quand un poids d’eau déterminé (correspondant en général à 0,1 ou 0,2 mm de pluie) s’est accumulé dans un des compartiments, la bascule change de position.

Le premier auget se vide et le second commence à se remplir.

Les basculements sont comptés électriquement par comptage d’impulsions.

Les pluviomètres à augets basculeurs sont actuellement les plus précis et les plus utilisés.

Pluviomètre à augets basculeurs de 1000cm² qui équipe les stations

du Service de Prévisions des crues de la Dordogne


Station de Monceaux la Virolle sur la haute Vézère avec son pluviomètre en console.

 

Pointe de crue


Niveau ou débit le plus haut atteint par une crue dans un cours d'eau.

 

Précipitation

 hauteur de précipitation


Du point de vue hydrologique les précipitations sont les apports d'eau parvenant au sol sous forme liquide (pluie ou rosée) ou solide (neige ou grêle) en provenance directe ou indirecte de la condensation de la vapeur d'eau atmosphérique. Elles constituent l'unique alimentation de la partie terrestre du cycle de l'eau.

Les diverses formes de précipitations proviennent habituellement des nuages qui sont formés de microgouttelettes d'eau issues de la condensation de vapeur d'eau atmosphérique. Un nuage reste stable tant que ces gouttelettes, dont la densité est de quelques dizaines par centimètre cube, restent en équilibre avec la vapeur d'eau environnante. Il n'y a précipitation que lorsque le diamètre des gouttelettes devient suffisant pour qu'elles acquièrent une vitesse de chute significative. Les mécanismes permettant aux gouttelettes de grossir dans une proportion de 1 à 10 ou 100 pour les diamètres (soit de 1 à 1000 ou 100000 en masse) ont été élucidés par Bergeron, Dessens et Langmuir à partir des années trente. Ils font appel à des noyaux de condensation (particules de glace, noyaux de chlorure de sodium ou poussières) qui, lorsque les conditions deviennent favorables, concentrent très rapidement de l'eau du nuage au terme d'une véritable distillation. Des mécanismes mécaniques de capture de gouttes peuvent alors amplifier le phénomène de croissance des gouttes de pluie. La gamme des diamètres des gouttes de pluie (spectre) atteignant le sol va de quelques dixièmes de millimètres à un maximum de 4 à 5 millimètres.
Les précipitations sont en général classées en trois types :

-         les précipitations convectives ou orageuses

-         les précipitations orographiques provoquées par la rencontre d’un relief

-         les fronts pluvieux
 

Mesure des précipitations :
Le pluviomètre, que l'on a jadis aussi appelé ombromètre, hyétomètre et même udomètre, est un récipient fixé sur un support, et dont l'ouverture placée horizontalement et limitée par un bord effilé détermine très précisément une surface réceptrice (généralement 400 cmÿFD). La hauteur d'eau de pluie recueillie par cet appareil est mesurée manuellement à des intervalles de temps réguliers (en général 24 heures), les résultats étant exprimés en dixièmes de millimètres (un millimètre de pluie est l'équivalent d'un litre par mètre carré).
Les pluviographes, dont il existe de très nombreux modèles, permettent de mesurer la hauteur des précipitations sur des intervalles de temps, réguliers ou non, beaucoup plus courts et font appel à un dispositif enregistreur graphique ou digital. Le radar météorologique utilise la réflexion par les hydrométéores (en particulier les gouttes de pluie) d'ondes électromagnétiques dont les longueurs d'onde vont de 5 à 10 cm et permet d'atteindre, à un instant donné, une carte des réflexivités très liée à celle de l'intensité des précipitations. Le disdromètre et les spectropluviomètres permettent par ailleurs d'atteindre les caractéristiques des gouttes d'eau (singulièrement leur diamètre), indispensables à la calibration des radars. Un important effort de recherche est enfin mené pour estimer les précipitations à partir d'images satellitaires (visible, infra-rouge, micro-ondes). Ces différentes mesures sont intimement liées à une échelle de temps et/ou d'espace et leurs résultats ne sont pas immédiatement comparables en raison de l'intermittence et de la variabilité des champs précipitants et c'est plutôt de leur combinaison qu'il faut attendre une amélioration de l'estimation des précipitations à toutes les échelles intéressant l'hydrologie.
En tant qu'activité métrologique, la pluviométrie consiste toujours à mesurer une hauteur de précipitations pendant un intervalle de temps, c'est à dire qu'elle ne permet d'atteindre qu'une intensité moyenne des précipitations au cours de l'intervalle de temps considéré. On a cependant coutume d'exprimer les précipitations journalières, mensuelles ou annuelles en termes absolus (mm), réservant généralement l'expression en intensité (mm/h) à des intervalles de temps plus courts. L'usage a également consacré la pluviomètrie comme l'étude de la répartition et du régime des précipitations.
Le terme pluviosité (de Martonne,1909), peu usité, désigne le caractère plus ou moins pluvieux d'une période ou d'une région. On désigne parfois comme la pluviosité d'une année donnée en un lieu donné le rapport des précipitations de cette année à la moyenne interannuelle des précipitations de ce lieu (Angot).

Typologie :


Station pluviométrique de Seilhac au nord de Tulle sur la ligne de partage des eaux des bassins du Brezou (affluent de la Vézère) et de la Vimbelle( affluent de la Corrèze).

 


Précipitation convective


Précipitation due à des mouvements convectifs dans l'atmosphère.

 

Précipitation frontale


Précipitation causée par la détente d'un air humide s'élevant le long ou au voisinage d'une surface frontale.


Isobares et fronts sur l’Europe le 12 décembre 2006

Précipitation orographique


Précipitation causée par l'ascension d'air humide au-dessus d'une barrière orographique.

 

Précipitation sur le réseau hydrographique


Précipitation qui tombe directement sur la surface de l'eau dans un chenal.

 

Prévision des crues


Prévision du niveau, du débit, du temps d'apparition et de la durée d'une crue, et plus spécialement du débit de pointe en un point donné d'un cours d'eau, résultant des précipitations et de la fonte de la neige sur le bassin.

 

Prévision hydrologique en ligne


Procédé de prévision hydrologique dans lequel au moins une des composantes, telles que la collecte des données, leur transmission, leur présentation ou la modélisation hydrologique de prévision, est gérée automatiquement par ordinateur.

 

Probabilité de crue

voir aussi fréquence de crue ; période de retour ;


Probabilité pour qu'une crue de grandeur donnée soit égalée ou dépassée au cours d'une année donnée.

 

Probabilité de prévision


Probabilité pour que se réalise un événement à la valeur qui a été estimée (en temps réel).

 

Q

 

Queue d'averse

syn. pluie résiduelle;


Pluie qui tombe vers la fin d'une averse avec une intensité inférieure à la capacité d'infiltration.

 

R

 

Radar météorologique


Méthode, système ou technique, y compris le matériel, permettant d'utiliser un rayonnement électromagnétique constitué en faisceau, répétitif et programmé, pour détecter, localiser et/ou quantifier des objets, pour mesurer leur altitude et pour obtenir une image du terrain.
Le service de Prévision des Crues du bassin de la Dordogne utilise les radars de Grèzes à l’ouest de Brive  et de Bordeaux-Mérignac en Gironde.

Ces radars ont une portée hydrologique effective maximale limitée par la rotondité de la terre à 150 km ce qui permet néanmoins d’assurer une bonne couverture du bassin d’alimentation de la Dordogne.



Radar de Grèzes (commune de Grèzes en Dordogne entre Terrasson et Brive)

Radio


Vecteur de transmission des données hydrologiques au Service de Prévisions des Crues du bassin de la Dordogne depuis 1964.
A l’origine analogique et ne couvrant que les bassins rapides de la Corrèze et de la Vézère, la couverture radio s’est progressivement étendue à l’Isle, à la Dronne et à la Dordogne en 1994.
La fréquence utilisée appartient à la bande des 80 Mherz.
La couverture du bassin a requis en plus de l’équipement en émetteurs/récepteurs des stations l’implantation de 8 relais radio.

 
Maintenance au relais d’Atur (24) et aériens du relais radio de Grèzes (24)

Rayon hydraulique


Rapport de l'aire de la surface mouillée de la section droite à la longueur du périmètre mouillé dans un chenal ou une conduite.

 

Réponse d'un bassin

syn. réaction d'un bassin;


Façon dont un bassin réagit à un événement ou à une suite d'événements météorologiques.

 

Régime hydrologique


Ensemble des variations de l'état et des caractéristiques d'une formation aquatique qui se répètent régulièrement dans le temps et dans l'espace et passent par des variations cycliques, par exemple saisonnières.

 

Commentaires

Cette typologie présente quelques défauts (description des seules variations saisonnières, prise en considération des moyennes et non des fréquences, absence de désignation des régimes fortement influencés par le jeu de stockage et de destockage de réserves souterraines...) mais elle est proprement hydrologique et non pas climatique comme la plupart des typologies "génétiques" proposées (R.KELLER 1991, A. GUILCHER 1965, J.LOUP 1974). Elle est aussi parfaitement cohérente, ouverte à une multitude de définitions précises. Elle est, enfin, très pédagogique.

 

Réglage du modèle

syn. ajustement du modèle;


Ajustement des paramètres d'un modèle, soit par des considérations physiques, soit par une optimisation mathématique, afin d'obtenir le meilleur accord possible entre les résultats du modèle et les données observées.

 

Relation hauteur-débit

voir aussi courbe d'étalonnage ;


Relation entre débit et hauteur en un point d'un cours d'eau, qu'on peut exprimer sous forme de courbe, de tableau ou d'équation(s).

 

Remise à jour d'une prévision


Révision d'une prévision concernant une grandeur, à l'aide d'informations acquises depuis l'émission de cette prévision.

 

Répartition de la pluie


Façon dont varie la hauteur de pluie dans le temps et dans l'espace.

 

Réseau hydrographique


Ensemble des rivières et autres cours d'eau permanents ou temporaires, ainsi que des lacs et des réservoirs, dans une région donnée
Ensemble hiérarchisé et structuré des chenaux qui assurent le drainage superficiel, permanent ou temporaire, d’un bassin versant ou d’une région donnée.

 

Réseau hydrométrique

syn. réseau hydrologique;


Ensemble des stations hydrologiques et des postes d'observation situés dans une zone donnée (bassin fluvial, région administrative) de manière à permettre l'étude des régimes hydrologiques.

 

Risque


Réalisation potentielle des conséquences indésirables d'un événement, fonction de sa probabilité et de la grandeur de ses conséquences.
On l'utilise aussi parfois pour désigner la probabilité d'occurrence d'un événement de grandeur donnée dans un intervalle de temps donné.

" Un risque naturel est un phénomène naturel potentiellement destructeur. Pour les spécialistes cette expression ne qualifie pas nécessairement le phénomène lui-même, mais plutôt le risque qu'il présente pour une population donnée. Elle répond au concept probabiliste développé dans les années 1950 par les scientifiques qui ont défini le risque comme une "espérance mathématique" de dommages possibles. Un risque résulte de la combinaison de deux termes:

"Les dommages seront d'autant plus élevés que la vulnérabilité des éléments exposés au phénomène considéré sera grande. Certaines communautés sont ainsi plus vulnérables que d'autres aux effets des phénomènes naturels" Extrait de Ph. Masure, in Annexe 1 au Rapport d'étape de l'Instance d'évaluation de la politique publique de prévention des risques naturels, "Réflexion sur les aspects scientifiques et techniques de la prévention" (mars 1992).
Parmi les sept types de risques naturels mentionnés dans le rapport précité, en référence aux conditions du territoire français, quatre mettent en jeu directement ou indirectement les eaux naturelles:

- les phénomènes météorologiques violents, comprenant notamment les "pluies torrentielles";

- les inondations;

- les avalanches de neige;

- les mouvements de terrain (en partie imputables au rôle hydromécanique de l'eau).

A noter toutefois que l'expression "risque hydrologique" ou "lié à l'eau" n'est pas usitée ici.
Une notion qui interfère avec celles de risque naturel et de catastrophe naturelle conséquente est celle de risque majeur défini comme suit :
" événement naturel ou artificiel susceptible de causer des dommages importants aux personnes et aux biens dont il convient d'analyser la probabilité d'occurrence et les conséquences pour édicter les mesures permettant de s'en prémunir" (Ministère de l'Environnement, Doc. provisoire, avril 1994) . Ce concept plus large quant aux facteurs incriminables implique en outre une échelle d'ordres de grandeur des dommages.

RISQUE HYDROLOGIQUE OU LIE A L'EAU
Risque lié aux zones inondables : atteintes à la vie, à la santé ou dommages qui peuvent se produire dans les zones inondables. Dans celles-ci, on peut distinguer plusieurs niveaux de risques en fonction de la gravité des dommages à craindre compte-tenu de la hauteur de submersion, de la vitesse du courant (pour la crue considérée) et de la vulnérabilité des sites exposés.
La notion de "risque hydrologique" a été indirectement "officialisée" par le CNRS puisqu'un des programmes nationaux de cet organisme porte sur cette problématique et s'appelle "risques hydrologiques" au même titre que d'autres programmes sur les "risques volcanologiques" et les "risques sismiques".

Proposition de définition

En concordance avec les sens des concepts de risque en général et de risque naturel rappelés ci dessus, la probabilité d'occurrence de phénomènes hydrologiques d'intensité donnée ne sera pas appelée "risque" mais aléa et l'expression risque hydrologique ou risque naturel lié à l'eau sera définie ainsi:
Probabilité de dommage occasionné aux personnes et aux biens(*) par les eaux, dans des situations d'occurrence aléatoire.

(*) "dommages aux biens" est à rapprocher des "dégâts des eaux" de la nomenclature des assurances. 

Commentaires

Typologie des risques naturels liés à l'eau
Bien que le risque hydrologique soit la plupart du temps associé aux phénomènes d'inondation, il ne saurait se restreindre à cette seule acception. C'est pratiquement tout le cycle de l'eau qui est susceptible de porter préjudice aux hommes et à leurs biens.
Il est souvent délicat de faire la distinction entre les risques purement hydrologiques et les risques liés aux aléas climatiques. Un risque climatique peut induire un risque hydrologique.
Les principaux phénomènes hydrologiques aléatoires générateurs de risques intéressent les différents compartiments du cycle de l'eau:

* Les inondations, qu'elles proviennent de l'écoulement superficiel, de remontée de nappe ;

* Les avalanches, suite à des chutes de neige très intenses;

* Les glissements de terrain et les coulées de boue provoqués par des saturations du sol, conséquences de pluies intenses et de mises en mouvements de matériaux;

 * Les phénomènes d'érosion accélérée liés aux "pluies torrentielles", y compris l'érosion souterraine (évolution de la karstification) provocatrice d'effondrement, ainsi que de sédimentation, atterrissements et enfouissements corrélatifs.

Commentaires

* Faut-il étendre les risques hydrologiques aux conséquences dommageables des phénomènes hydrologiques extrêmes à l'opposé des excès d'eau : des déficiences associées aux sécheresses ? Il ne s'agit pas d'aléas symétriques ni par leur occurrence ni par leurs effets ou par les vulnérabilités des sujets exposés. Les sécheresses en tant qu'absence de pluie ne seront pas considérés comme risques hydrologiques mais plutôt comme "risque climatique".L'eau ne peut être considérée comme un facteur des dommages imputables à son manque ( voir pénurie).

* L'expression "risque de défaillance" employée par certains hydrologues pour désigner "la probabilité qu'un débit d'écoulement naturel de référence ne soit pas atteint" n'a que le sens d'un aléa et non celui d'un risque (cf. supra), même si le débit de référence correspond à un seuil au dessous duquel une situation de pénurie est prévisible.

La cartographie du risque d’inondations sur la bassin de la Dordogne a été entreprise dès 1985 avec la mise en chantier des premiers Plan d’Exposition aux Risques d’Inondations (PERI) suivi par les Plans de Préventions du Risque Inondations (PPRI) et des atlas de zones inondables.


Couverture du bassin de la Dordogne par des documents de préventions contre le risque d’inondation.



Rive

syn. approximatif berge;


Partie du terrain qui borde un cours d'eau.
Note : "Rive" a une connotation fonctionnelle : rive droite, rive convexe, etc.; "berge" a une connotation physique : berge abrupte, berge sableuse, etc.. La rive gauche (droite) est celle que l'on trouve à main gauche (droite) quand on regarde dans le sens du courant.

 

Rivière

voir aussi cours d'eau


Grand cours d'eau qui sert de chenal de drainage naturel d'un bassin hydrographique.
Note : En français, "fleuve" désigne en principe un cours d'eau de taille quelconque qui se jette dans la mer ou dans un grand lac.

 

Rivière à marées


Rivière dans laquelle le débit et le niveau sont soumis à l'influence des marées.

C’est le cas sur la Dordogne où l’influence de la marée peut être sensible jusqu’à l’aval du barrage de Coutras sur la Dronne, l’écluse de Laubardemont sur l’Isle et Port Ste Foye sur la Dordogne lorsque les débits d’étiage se maintiennent jusqu’aux gros coefficients de marée d’équinoxe d’automne.

Rugosité (coefficient de Strickler)


Coefficient qui exprime la rugosité des parois d’un canal ou du lit d’une rivière et qui relie le rayon hydraulique de la surface mouillée à la vitesse moyen de l’écoulement.

Quelques valeurs usuelles :

-23 à 26 pour les petits cours d’eau de montagne à fond très irrégulier de largeur 10 à 30m

-27 à 29 pour les cours d’eau de montagne de largeur 30 à 50m et pente supérieure à 2m/km

-30 à 33 pour les rivières de largeur 30 à 50 m et de pente comprise entre 0,8m/km et 2m/km (Rhin à Bâle)

-34 à 37 pour une pente comprise entre 60 et 80cm/km avec graviers de 4 à 8 cm (Rhône à Lyon)

-38 à 40 même pente mais cailloux plus petits

-41 à 42 pente comprise entre 25 et 60cm/km (Danube à Vienne)

-43 à 45 pente comprise entre 12 et 25cm/km (Seine, Saône, Rhin inférieur)

-46 à 50 pente inférieure à 12cm/km et à fond très lisse (Volga, Danube hongrois, Mississipi inférieur)

Ruisseau

voir aussi fleuve ; rivière ;


Cours d'eau naturel, normalement plus petit qu'une rivière et se jetant souvent dans une rivière.

L’Ourajoux affluent du Céou en amont de Salviac (Lot) n’est qu’un «  ruisseau » hydrographique mais ses débordements sont soudains et violents.

Ruisselet


Petit ruisseau, dû à l'érosion, dans lequel se concentre le ruissellement.

 

Ruissellement

syn. écoulement de surface;


Partie des précipitations qui s'écoule à la surface du sol.

 

Ruissellement de surface


Ecoulement diffus de l'eau sur le sol avant d'atteindre un cours d'eau.

 

Ruissellement pur


Partie du ruissellement qui atteint l'exutoire du bassin peu de temps après le début de la pluie. Son volume est égal à celui de la pluie excédentaire. On le calcule parfois en incluant le ruissellement retardé, mais jamais le débit de base.

 

Ruissellement retardé


Portion des précipitations infiltrées qui n'est pas descendue jusqu'à la nappe libre mais qui passe de la surface du sol vers les cours d'eau en cheminant au-dessous de la surface du sol.
Mouvement de l'eau venant de zones de saturation temporaire. L'eau circule dans les couches supérieures du sol à une vitesse bien supérieure à la vitesse normale de l'écoulement souterrain.

 

S

 

Saturé

syn. gorgé d'eau;


Etat d'une terre lorsque la nappe affleure et peut nuire à la croissance de la végétation.



Saumon hydrométrique


Corps pisciforme en plomb équipé d’une hélice à son extrémité amont et d’un empennage à l’arrière.

Retenu par un câble en  acier et plongé depuis le haut d’un pont ou par l’intermédiaire d’une traille téléphérique dans le cours d’eau, il permet d’explorer le champ des vitesse de la section hydraulique et de calculer le débit du cours d’eau.

Il existe plusieurs modèles de différentes masses selon la rapidité du courant à mesurer .

Le plus employé par le Service de Prévisions des Crues est celui de 50 kg, mais en cas de forts débits il n’est pas rare d’utiliser celui de 90 kg.
La vitesse de l’eau en chaque point est obtenue en comptant le nombre d’impulsion électrique fournies par l’hélice à chaque rotation.


Schéma de principe du saumon hydrométrique


Saumon hydrométrique de 50 kg


Jaugeage avec saumon de 50 kg au pont de Campagne(24) sur la Vézère

Sécheresse

voir aussi sécheresse hydrologique ;


Absence prolongée ou déficit marqué des précipitations.
L'absence de pluie ne définit pas la sécheresse car une journée sans pluie qui correspond à une situation météorologique donnée n'est évidemment pas susceptible d'être cataloguée comme sécheresse même si cette journée particulière peut être dite "sèche". La sécheresse n'est pas un phénomène isolé et isolable de ses effets. Même si l'absence de pluie est un phénomène météorologique qu'on peut définir dans l'espace et dans le temps, pour qu'il y ait sécheresse il faut que cette absence de pluie ait une incidence dans d'autres domaines que celui de la météorologie. Par ailleurs cette sécheresse est la plupart du temps définie par rapport à des NORMALES qui fait dire qu'une période est DEFICITAIRE ou EXCEDENTAIRE.

Les effets de l'absence de pluie (sécheresse atmosphérique) peuvent agir :

Le mot "sécheresse" se situe sur une chaîne de causalités sur laquelle il convient de définir sa place exacte afin de ne pas le considérer tantôt comme cause et tantôt comme effet. C'est pourquoi il semblerait logique de ne pas utiliser le mot seul mais de lui associer toujours un adjectif (météorologique, hydrologique, climatique...) afin de définir avec précision le morceau de la chaîne de causalité qu'il occupe entre la circulation atmosphérique et le robinet du consommateur
On parlera de SECHERESSE quand l'absence d'eau ou les déficits hydriques sont pris sous leur angle TEMPOREL; c'est ainsi qu'on parlera de SECHERESSE SAISONNIERE, ANNUELLE...

 

Sécheresse hydrologique

voir aussi sécheresse ;


Période de temps anormalement sec, suffisamment prolongée pour entraîner une pénurie d'eau caractérisée par un abaissement significatif de l'écoulement des cours d'eau, des niveaux des lacs et/ou des nappes souterraines, les amenant à des valeurs inférieures à la normale, et/ou un assèchement anormal du sol.

 

Section de jaugeage

voir aussi station de jaugeage ;


Section en travers d'un chenal dans laquelle on mesure les profondeurs et les vitesses.


Section de jaugeage de la Côle (affluent rive droite de la Dronne) à Saint Jean de Côle (24)

 

Série de valeurs annuelles


Série dont chacun des termes représente une valeur d'une variable hydrologique calculée sur l'année.

 

Série de valeurs extrêmes


Série de données hydrologiques comprenant les valeurs maximales ou les valeurs minimales de la variable, chacune des valeurs ayant été choisie, parmi l'ensemble des valeurs observées, à des intervalles de temps égaux.

 


Série des maximums annuels


Série de valeurs extrêmes constituée par les valeurs les plus élevées observées chaque année.

 

Source


Lieu d'où l'eau émerge naturellement du sol ou de la roche et s'écoule soit à la surface du sol soit dans une formation aquatique (sens de spring). Voir aussi sous le terme anglais source.
Phénomène et lieu d'apparition et d'écoulement d'eau souterraine à la surface du sol, à l'origine en général d'un cours d'eau de surface. Vasque d'eau formée par l'émergence.

Commentaires :

  1. Source associe étroitement des sens actifs et des sens neutres :
  2. Dans un sens restreint (vieux), source a parfois été spécialisé pour désigner les seules issues de nappe souterraine d'aquifère poreux, dont l'eau est censée avoir été relativement "filtrée", par opposition aux exutoires d'aquifères fissurés ou karstiques qualifiés de "fausses sources". "Les véritables sources sont caractérisées par un débit faible (ou modéré), constant et par une température et une composition invariables" (Martel, 1921). Cf. "Source vraie" (H.Schoeller, 1962).

N.B. : Ce dernier sens est toujours sous-entendu dans l'expression eau de source.

  1. Dans un sens élargi impropre, source est employé parfois, notamment par les mineurs ou les opérateurs de travaux souterrains, pour désigner toute venue d'eau localisée, provoquée par une excavation, un puits, une fouille. Réf. P.Perrault, 1674 ; "Un sondage de dix mètres... ramena une source d'eau très-abondante" (Héricart de Thury, 1829). Cf. Le Robert. Mieux vaut utiliser dans ce sens "venue d'eau". Plus largement et anciennement source a désigné toute eau souterraine susceptible d'être trouvée et captée : rechercher les sources cachées. "Par le mot source j'entends un cours d'eau souterrain" (Paramelle, 1856). Larousse, 1933.

N.B. : De ce sens dérive le mot "sourcier".

Typologie :
Les sources sont classées et reçoivent divers qualificatifs suivant différents critères, qui se rapportent à l'un des sens actifs ou neutres définis plus haut.

Le bassin de la Dordogne au sous-sol calcaire dans sa partie centrale (Périgords blanc et noirs, Quercy) présente un inventaire complet des sources d’aquifères karstique.

La plus renommée est sans doute la source du Coly puisqu’elle détient quelques records et qu’elle a fait l’objet d’une exploration par Nicolas Hulot dans l’émission Ushuaia : Plus long siphon de France 5900m (à une profondeur de –65m).


 Coupe du siphon du Doux de Coly longueur du siphon 5900m

 
Exploration du Doux de Coly à Lacassagne (24) près Montignac.


Fontaine de la Clautre à Tourtoirac(24 )longueur du siphon 2000m


Fontaine de Saint-Georges à Monvalent (46) longueur du siphon 2095m




Source artésienne


Source dont l'eau sort sous pression artésienne, généralement par une fissure ou une autre ouverture de la formation imperméable qui recouvre la formation aquifère.

Source artésienne dite du Puits de Bontemps sur le Causse de Thenon (Dordogne), commune de Brouchaud en bordure de la RD68.

Ce puits artésien est intermittent, il ne « s’amorce » qu’après les périodes de pluies.

 

Source diaclasienne


Source sortant d'une fracture dans la roche.

 

Source vauclusienne


Exsurgence en terrain karstique commandée par un siphon et fonctionnant de façon intermittente.

 

Station automatique


Station où des instruments effectuent et transmettent ou enregistrent des observations automatiquement, le codage des messages d'observation étant fait, si nécessaire, soit directement à la station, soit dans une station de mise en forme.

 

Station de jaugeage

voir aussi section de jaugeage ;


Site où sont faites régulièrement des mesures de niveau d'eau et de débits.

 

Station hydrométrique


Station où sont effectués des relevés sur un ou plusieurs des éléments suivants relatifs aux eaux des rivières, des lacs et des réservoirs : hauteur d'eau, débit, transport et dépôt de matériaux, température et autres propriétés physiques de l'eau, caractéristiques de la couverture de glace et propriétés chimiques de l'eau.


Station hydrométrique de Nèpes (Cantal) sur la Cère


Station pluviométrique


Station où sont enregistrés et télé-transmis les cumuls pluviométriques. Le service de prévisions des crues exploite 51 stations pluviométriques sur le bassin de la Dordogne souvent associées à une station hydrométrique.

Station pluviométrique d’Ayen sur le bassin de la Loyre affluent rive droite de la Vézère au Nord-Ouest de Brive

Surface mouillée


Partie de la section droite d'un cours d'eau limitée par les parois du chenal et la surface de l'eau.

 

Système de collecte de données


Système coordonné permettant de collecter les observations provenant d'un réseau hydrologique et de les transmettre à un centre de traitement.

 

T

 

Télémesure


Enregistrement à distance d'indications données par des instruments de mesure.

 

Téléphérique


Câble tendu en travers d'un cours d'eau au-dessus de l'eau, duquel pend un moulinet ou un autre appareil de mesure ou de prélèvement que l'on peut déplacer d'une rive à l'autre et positionner à des profondeurs déterminées. L'appareil se manœuvre depuis la berge ou à partir d'une nacelle suspendue où se tient le personnel.

 
Traille téléphérique à Mayac sur l’Isle à l’amont de Périgeux

 

Tempête

voir aussi averse


Vent dont la vitesse est comprise entre 23 et 26 m/s.
Abondante chute de pluie, de neige ou de grêle, accompagnée ou non de vent.

 

Temps


A un moment déterminé, état de l'atmosphère défini par les divers éléments météorologiques.

 

Temps de base d'un hydrogramme de crue


Intervalle de temps entre le début et la fin du ruissellement produit par une averse.

 

Temps de concentration


Temps que met le ruissellement d'une averse pour parvenir à l'exutoire depuis le point du bassin pour lequel la durée de parcours est la plus longue.

 

Temps de réponse


Temps écoulé entre les instants qui correspondent respectivement au centre de gravité d'une averse et au centre de gravité du ruissellement ou au débit de pointe.

 Torrent


Cours d’eau de montagne rapide et irrégulier, de faible longueur, plus ou moins à sec entre des crues violentes et brusques.

La Dordogne à La Bourboule (Puy de Dome) n’est encore qu’un simple torrent

 Tourbière


Marécage acide à sphaignes, hypnes, droseras où se forme la tourbe par décomposition des végétaux.

Les tourbières qui fonctionnent schématiquement comme une éponge joue un rôle important dans la rétention des précipitations.

Le bassin de la Dordogne présente deux zones importantes de tourbières : sur le haut bassin de la Vézère  et sur le cours moyen de la Dronne .


Tourbières de Longueyroux (19) sur la haute Vézère (250 ha)

Tourbière de Vendoire (24) sur la Dronne entre Périgord et Charente (120 ha)

                                                                         

Tourbillon


Mouvement rotationnel se produisant lors de l'écoulement d'un fluide.

 

Traitement des données


Opérations effectuées sur des données d'observation pour les mettre sous une forme directement utilisable pour une application donnée.

 

Traitement en temps réel


Traitement des données immédiatement après réception.

 

Transmission en temps réel


Transmission des données dès leur production.

Tributaire

syn.  affluent


Cours d'eau ou rivière qui se jette dans une rivière plus grande ou un lac.

 

V

 
Vigilance hydrologique


Dispositif de transmission des informations et des alertes hydrologiques sur le territoire métropolitain en service depuis juillet 2006 dont le principe de base est la production deux fois par jour de cartes de vigilance hydro avec affectation d’une des 4 couleurs (verte ,jaune orange ou rouge )à chaque tronçon de rivière soumis à surveillance par un Service de Prévision des Crues.

Ces cartes sont accessibles par quiconque sur le site www.vigicrues.ecologie.gouv.fr

Vitesse moyenne


Débit divisé par la superficie de la section droite mouillée ou, pour une verticale, superficie du profil des vitesses divisée par la profondeur.

 

Vortex

voir aussi tourbillon ;


Tourbillon de grand diamètre dans une masse d'eau.

 

Z

 

Zone inondable


Zone potentiellement submersible et recouverte par l’eau lors des débordements.


Cartographie de la zone inondable de la Dordogne à Castillon la Bataille (33)