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Déplacements, infrastructures, transports
 

Les métiers de l’éducation routière

Les enseignants de la conduite automobile et de la sécurité routière
L’exercice de cette profession est subordonnée à la délivrance d’une autorisation d’enseigner. Cette autorisation, délivrée par le préfet, est valable pour une période de 5 ans, renouvelable par reconduction expresse.

L’enseignant de la conduite automobile doit être titulaire du Brevet pour l’Exercice de la Profession de la Conduite Automobile et de la Sécurité Routière (BEPECASER) pour former les conducteurs des véhicules légers de la catégorie B. Ce diplôme est complété par 2 mentions spécifiques pour l’enseignement de la conduite des deux-roues (mention "deux-roues") et pour l’enseignement de la conduite des véhicules de transport de marchandises et de transport en commun de personnes (mention "groupe lourd").

L’enseignant de la conduite automobile peut élargir ses compétences en obtenant un diplôme d’État, le Brevet d’Aptitude à la Formation des Moniteurs (BAFM) d’enseignement de la conduite des véhicules terrestres à moteur.

Les inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière (IPCSR)
Ils sont chargés de l’évaluation des compétences des candidats au permis de conduire. Ils sont agents de catégorie B de la fonction publique.

La formation initiale de 6 mois des IPCSR se déroule à l’Institut national de la sécurité routière et de recherches (INSERR) à Nevers. Cette formation se fonde sur l’acquisition de connaissances théoriques (code de la route, procédure d’évaluation) et sur des mise en pratique régulières en voiture et en deux-roues.

Les IPCSR sont également chargés du suivi des établissements d’enseignement de la conduite automobile (EECA), c’est à dire les écoles de conduite. Ils sont enfin chargés du contrôle des centres de stages de sensibilisation à la sécurité routière (CSSR).

Les animateurs de stages de sensibilisation à la sécurité routière (ASSSR)
L’animation de ces stages ne peut être réalisée que par un binôme d’animateurs composé d’un expert en sécurité routière et d’un psychologue. Chacun des animateurs doit être titulaire d’une autorisation d’animer, valable sur tout le territoire national, délivrée par la préfecture de son lieu de résidence. Cette autorisation d’animer, soumise à renouvellement tous les 5 ans, est délivrée aux personnes remplissant les 3 conditions suivantes :
- Avoir 25 ans minimum ;
- Ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation à une peine criminelle ou à une peine correctionnelle (article R 212-4 du code de la route) ;
- Avoir suivi la formation initiale à l’animation des stages de sensibilisation à la sécurité routière, d’une durée de 5 semaines, dispensée par l’INSERR.

Concernant la qualification des animateurs :
- Pour l’animateur expert en sécurité routière : être titulaire de l’autorisation d’enseigner la conduite et la sécurité routière et du BAFM ;
- Pour l’animateur psychologue : être titulaire d’un diplôme permettant de faire usage du titre de psychologue et du permis de conduire dont le délai probatoire est expiré.

Les délégués au permis de conduire et à la sécurité routière (DPCSR)

Ils sont agents de catégorie A de la fonction publique et encadrent l’activité des inspecteurs du permis de conduire et de la sécurité routière et des experts agréés pour la délivrance du permis de conduire. Ils veillent au bon fonctionnement des centres d’examen du permis de conduire et à la qualité des expertises délivrées en application des articles R 221-1-1 et D 221-3 du code de la route.

Ils veillent également au bon fonctionnement des écoles de conduite, notamment en matière pédagogique, et assistent le préfet ou son représentant, dans le contrôle administratif de ces établissements.

Les exploitants de centres de stages de sensibilisation à la sécurité routière
Ils sont responsables d’établissements dans lesquels sont dispensés des programmes de réhabilitation des comportements routiers définis par l’État. L’organisation de stages de sensibilisation à la sécurité routière ne peut être réalisée que dans le cadre d’un établissement agréé par le préfet du département du lieu d’implantation du centre.