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Prévention des risques

Mesure de la pollution de l’air

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publié le 31 décembre 2020

A compter du 1er janvier 2021, l’indice ATMO évolue. Le nouvel indice intègre la pollution aux particules fines (inférieure à 2,5 µm). Sa déclinaison territoriale se précise, il est accessible à l’échelle des EPCI. Publié quotidiennement, il permet aux citoyens d’adapter leurs activités en fonction de la qualité de l’air.

La pollution de l’air cause 48 000 décès prématurés par an selon l’Agence nationale de santé publique. La qualité de l’air est le premier sujet de préoccupation environnementale des Français. Le ministère de la Transition écologique met en œuvre un dispositif de surveillance, qui s’appuie sur les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA). Chaque AASQA calcule et publie chaque jour un indice de qualité de l’air : l’indice ATMO.

Une évolution nécessaire de l’indice ATMO…

Créé en 1994, l’indice ATMO n’avait pas connu d’évolution majeure depuis sa création. Il évaluait la qualité de l’air sur les agglomérations de plus de 100 000 habitants, à partir des concentrations dans l’air de quatre polluants : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d’azote (NO2), ozone (O3) et particules de diamètre inférieur à 10 (PM10). Il intègre aujourd’hui les particules fines et offre des prévisions à l’échelle des EPCI.

…mais pas une révolution

Conforme aux seuils de l’agence européenne pour l’environnement, le nouvel indice est plus complet. Le changement de méthode va induire plus de jours avec une qualité de l’air définie comme moyenne, dégradée, mauvaise ou très mauvaise indépendamment de la dégradation de la qualité de l’air. Celle-ci aurait pourtant tendance à s’améliorer depuis 20 ans.

L’indice ATMO souffre encore d’imprécisions. Il ne donne pas d’informations sur les effets cocktails de plusieurs polluants. Par ailleurs, comme tout modèle de prévision, il comporte une marge d’incertitude. Comme un bulletin météo, il permet toutefois au citoyen d’anticiper, notamment pour éviter les efforts intenses les jours de pic de pollution ou de ne pas dégrader plus encore la qualité de l’air ces jours-là.




Pour aller plus loin :

Site du ministère de la Transition écologique

Site de l’AASQA régionale

Brochure pour comprendre l’évolution de l’indice de pollution de l’air

L’arrêté ministériel qui fixe ce nouvel indice