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Carte cliquable

Situation hydrologique de mars 2017

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publié le 26 février 2019

Année hydrologique (novembre 2016 – mars 2017)

La sécheresse enregistrée sur les mois de décembre et de janvier est encore présente malgré ces deux derniers mois.
Les déficits observés, pour le cumul de précipitations depuis novembre 2016, atteignent 25 % à 30 % sur une partie des Landes, le nord de l’ex-Aquitaine et le sud-Ouest de Poitou-Charentes. Dans le reste de la région, les déficits restent tout de même de l’ordre de 10 % à 20 % selon les secteurs.

Hydrologie des principaux cours d’eau

Le détail des hydrogrammes des sept points nodaux renseignés sur la carte sont présentés sur la page suivante.

(Cliquez sur la carte pour accéder à la carte cliquable des hydrogrammes des points nodaux)

Après une remontée des débits enregistrée sur la période fin février-début mars, et des débits retrouvant la médiane pour certains grands cours d’eau, les débits ont de nouveau baissé courant mars au gré des différentes périodes de précipitations.
Seuls la Dordogne, la Sèvre et dans une moindre mesure le Clain maintiennent fin mars des débits dont l’écart avec la médiane est inférieur à 20 %, tout en restant en-dessous.

La Charente et la Vienne enregistrent, début avril, des débits très en-deçà de la médiane (30 % en-dessous), leurs niveaux se situant dès lors à équidistance du quinquennal sec et de la médiane.

Le réseau hydrographique de taille plus modeste est également touché par des débits inférieurs aux médianes pour le mois de mars. Les affluents des cours d’eau précédemment cités n’apportent ainsi plus assez d’eau pour permettre au réseau structurant de retrouver des débits proches de la médiane.

Les eaux superficielles restent très réactives aux précipitations et les cours d’eau principaux peuvent en tirer bénéfice (débit de l’Adour à Saint Vincent de Paul triplé entre le 31 mars et le 3 avril). Toutefois, la faiblesse des débits enregistrés cet hiver freine la capacité des cours d’eau à retrouver des débits médians.

L’amélioration durable de l’hydrosystème sur ces grands cours d’eau, espérée au regard des valeurs enregistrées fin février, n’a pas eu lieu et la situation, pour l’ensemble de ces cours d’eau, reste par conséquent préoccupante et très dépendante des précipitations du mois d’avril, notamment pour la Charente et la Vienne.

Remplissage des retenues

En ce qui concerne les différentes retenues de la région, la situation est préoccupante avec, d’une manière générale, des taux de remplissage inférieurs à ceux observés les années précédentes.

Ainsi pour les retenues de la CACG, les réserves ne sont remplies qu’à 60 % pour le système Neste (sans compter les réserves de montagne) alors qu’elles étaient pleines à plus de 90 % la majorité des années précédentes à la même période.
Le secteur Adour dispose également de retenues faiblement remplies (par rapport aux autres années) avec un taux de remplissage global proche des 60 %.
Enfin, le secteur du Dropt, à l’image du Lescourroux, peine disposer de réserves pleines : 77 % de remplissage fin mars.

Plus au nord, sur la Dronne, le barrage du Miallet est plein à près de 70 %.

Les barrages de la Touche Poupard et du Cébron dans les Deux Sèvres présentent des taux de remplissage semblables à ceux du sud de la région avec respectivement 72 % et 60 % de leur pleine capacité.

Nappes d’eaux souterraines

À l’instar des retenues, les nappes peinent à se recharger sur l’ensemble de la région.
Comme l’illustre la carte de la page suivante, la situation est particulièrement préoccupante pour les nappes libres dont le rôle en période d’étiage consiste à soutenir les cours d’eau.

Ces nappes « d’accompagnement », excepté pour une partie Est de l’ex-Limousin, présentent des niveaux piézométriques en dessous des moyennes généralement constatées pour un mois de mars.

D’éventuelles pluies au mois d’avril pourraient améliorer la situation piézométrique de ces nappes mais, à l’heure actuelle, leur rôle de soutien des cours d’eau sur la période d’étiage n’apparaît pas pleinement assuré.

Conclusion

La situation hydrologique, malgré un niveau de précipitations favorable pour un mois de mars, est préoccupante, notamment sur le nord de la région avec deux bassins (Charente et Vienne) aux débits peinant à retrouver la médiane et une sollicitation des milieux à venir plus précoce qu’au Sud.

Les pluies qui pourraient survenir pourraient compenser par conséquent momentanément les prélèvements mais les nappes et les réserves n’apparaissent pas, à l’heure actuelle, capable de prendre le relais sur une longue période de sollicitation, l’étiage tardif de 2016 n’ayant pour le moment pas permis de remplir à 100 % les réserves naturelles (nappes alluviales, sédimentaires) et artificielles (retenues et barrages).
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