Description
Les chiffres-clés du risque inondation en France
- 17,1 millions d’habitants permanents exposés aux différentes conséquences des inondations par débordements de cours d’eau, dont 16,8 millions en métropole
- 1,4 millions d’habitants exposés au risque de submersion marine
- Plus de 9 millions d’emplois exposées aux débordements de cours d’eau et plus de 850 000 emplois exposés aux submersions marines
- 20% des habitations exposées aux submersions marines sont de plain-pied
Les différents types d’inondation
Une inondation peut avoir plusieurs origines : débordement de cours d’eau, submersion marine, ruissellement, crue des torrents de montagne, remontée de nappe, rupture ou défaillance d’ouvrage hydraulique, tsunamis, cyclone…
Selon son origine, une inondation peut également avoir plusieurs degrés et formes :
- des intensités variables : hauteurs de submersions, vitesses, matériaux charriés…
- une cinétique fonction du type d’inondation qui a des conséquences sur sa gestion : vitesses d’apparition qui rendent la prévision et l’alerte difficiles avec des dangers pour les vies humaines, ou à l’inverse inondation très lente et durable qui paralyse un territoire.
Le risque d’inondation est la combinaison :
- de la probabilité d’un événement d’inondation sur un territoire donné ("l’aléa" d’inondation),
- de la présence sur ce territoire d’enjeux qui peuvent en subir les conséquences (population, enjeux économiques, patrimoine culturel et environnemental)".
Le risque d’inondation est donc lié à la présence de l’homme en zone inondable. Ayant implanté progressivement toutes sortes de constructions d’équipements et d’activités dans l’espace alluvial façonné par les cours d’eau (ou sur le littoral), les personnes et les biens se sont exposés aux inondations.
En zone inondable, le développement urbain et économique constitue l’un des principaux facteurs aggravants, par augmentation de la vulnérabilité. De plus, les aménagements (activités, réseaux d’infrastructures) modifient les conditions d’écoulement (imperméabilisation et ruissellement), tout en diminuant les champs d’expansion des crues. Sur les cours d’eau les aménagements (pont, enrochements) et le défaut chronique d’entretien de la part des riverains aggravent l’aléa.
Enfin, l’occupation des zones inondables par des bâtiments et matériaux sensibles à l’eau peut générer, en cas de crue, un transport et un dépôt de produits indésirables, susceptibles de former des embâcles. Leur rupture peut engendrer une inondation brutale des zones situées en aval.
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