La convention Crégut-Artense

Le bassin versant amont de la Dordogne, et plus particulièrement le territoire de l’Artense autour du lac de la Crégut, se distingue par des habitats aquatiques de très grande qualité et une biodiversité remarquable, notamment piscicole. Le lac de la Crégut, seul lac naturel glaciaire du secteur, présente un fort intérêt patrimonial et écologique.

Dans les années 1960, un système hydroélectrique a été développé sur ce territoire pour capter et transférer une partie des eaux des rivières locales vers plusieurs retenues, jusqu’à la production d’électricité et l’acheminement vers Bort-les-Orgues. Cette exploitation a modifié le fonctionnement hydrologique et entraîné des impacts environnementaux, notamment des dépôts sédimentaires, une évolution de la qualité de l’eau (jusqu’à un état mésotrophe à eutrophe) et des risques accrus de prolifération de cyanobactéries.
Par ailleurs, les sécheresses plus fréquentes accentuent les situations d’étiage et fragilisent les milieux aquatiques, posant la question du partage de la ressource en eau entre production énergétique, biodiversité et usages locaux, notamment touristiques.

Face à ces enjeux, plusieurs acteurs publics, locaux et associatifs ont engagé des conventions successives (2022-2024 puis 2025-2027) afin de mieux coordonner la gestion du système hydroélectrique. Ces démarches visent à réduire les impacts des aménagements, améliorer la qualité de l’eau, développer les connaissances scientifiques et expérimenter de nouvelles modalités de gestion.

L’objectif général est de concilier production hydroélectrique, préservation écologique et développement territorial, dans un contexte de changement climatique et de pression croissante sur la ressource en eau.

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