Le foncier en Nouvelle-Aquitaine
| Chiffres clés, tendances et repères sur la consommation foncière / observatoire des espaces Naturels, Agricoles, Forestiers et Urbains (NAFU) |
En 2021, en Nouvelle-Aquitaine, les sols artificialisés couvrent 8 % du territoire, contre 9 % en moyenne nationale. Cela représente 6 900 km², soit environ la superficie du département de la Charente-Maritime. Au sein de la région, la part de sols artificialisés varie de 5 % dans la Creuse à 12 % en Gironde. Ces surfaces artificialisées se concentrent dans les centres urbains : jusqu’à la moitié des sols dans l’agglomération de Bordeaux Métropole sont artificialisés. À l’inverse, la part des sols artificialisés ne dépasse pas 5 % dans certains territoires, comme dans les zones montagneuses du sud de la région. Par ailleurs, les zones urbaines denses sont deux fois plus artificialisées que les zones urbaines intermédiaires (57 % contre 24 %). Dans les espaces ruraux, l’artificialisation est moins homogène du fait de la présence de grands espaces naturels (forêt des Landes), mais l’écart entre les zones non périurbaines et périurbaines est très faible. Le bâti, qu’il soit lié aux logements ou à l’activité économique, explique 19 % des sols artificialisés de la région. L’habitat concentre 72 % des surfaces bâties, du fait d’un habitat individuel prédominant. Le bâti résidentiel est surreprésenté à l’ouest de la région, tandis qu’à l’est, c’est le bâti lié au secteur de production primaire qui est le plus fréquent. Entre 2012 et 2021, la Nouvelle-Aquitaine a consommé 36 000 Ha d’espaces naturels, agricoles ou forestiers. Avec 7 000 Ha, l’activité économique en explique 19 %. Les flux de consommation économique sont relativement stables sur la période étudiée, avec une moyenne annuelle de 700 Ha. La consommation économique se concentre dans peu de communes : 78 % de cette consommation se situe dans 10 % des communes, contre 44 % s’agissant de la consommation pour l’habitat. Les territoires à l’ouest de la région sont les plus consommateurs, avec notamment les Landes et la Gironde. L’industrie est le secteur le plus consommateur d’espaces, suivi des activités de bureaux et services publics. Ces secteurs sont à l’origine de la moitié de la consommation d’espaces pour l’activité économique. La consommation d’espaces liée à l’activité économique recouvre souvent les mêmes zones géographiques que celles pour l’habitat. Même si une forte progression de la consommation d’espaces liée à l’activité n’empêche pas une évolution plus modérée de l’habitat comme dans le nord-ouest de la région, le sud de la Nouvelle-Aquitaine est quant à lui marqué par une forte consommation d’espaces à la fois pour l’habitat et l’activité. |
- Consommation d’espaces pour l’habitat : les facteurs de consommation diffèrent selon les territoires de Nouvelle-Aquitaine - étude réalisée dans le cadre d’un partenariat entre l’INSEE et la DREAL - Les données de cette étude sont disponibles sur le site de l’Insee.
- Surface des terrains bâtis : un quart de moins en dix ans - Focus sur n°47
- En Nouvelle-Aquitaine, une commune sur deux en situation de tension foncière - Focus sur n°28 et données complémentaires - étude réalisée en collaboration entre le Service Habitat, Paysage et Territoires Durables et la Mission Connaissance et Analyse des Territoires
- Le prix des terrains bâtis - 50% de plus en cinq ans - Focus sur n°16
- Artificialisation des sols : des différences importantes selon les territoires en Nouvelle-Aquitaine - observatoire des espaces Naturels, Agricoles, Forestiers et Urbains (NAFU)
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