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Consommation d’espace

La Nouvelle-Aquitaine est une région qui comprend de vastes territoires naturels (montagnes pyrénéennes et limousines) et forestiers (Landes). Les contrastes sont forts entre le littoral attractif et la Métropole Bordelaise d’une part et la frange orientale de la région peu dense d’autre part. En 2013, le territoire néo-aquitain est constitué de 8,9 % de surfaces artificialisées, soit un chiffre inférieur à la moyenne métropolitaine (9,5 %) (Source : NAFU août 2018 – Fichiers majic). Cependant, la région s’artificialise à un rythme important : 4 600 ha par an entre 2009 et 2017, soit 16 % de l’artificialisation nationale (Source : études des fichiers fonciers par la plateforme plan biodiversité). La région Nouvelle-Aquitaine est celle qui a connu, ces 8 dernières années, la hausse la plus marquée de l’artificialisation – loin devant la deuxième région : Auvergne-Rhône-Alpes avec 12 % de l’artificialisation nationale.

Le fort dynamisme démographique de la région accroît les pressions sur le foncier disponible, notamment autour des pôles d’emploi et des espaces littoraux. L’artificialisation des terres concerne également les territoires non tendus ; en effet une pression existe également sur les espaces ne faisant pas l’objet d’une forte concurrence des usages.

Ce phénomène a des nombreuses conséquences négatives :

  • Économiques : augmentation des coûts de déplacements, dépendance à la voiture individuelle, augmentation des coûts des réseaux (voirie, eau, …), éloignement des emplois ;
  • Sociales : délitement du lien social, perte des spécificités qui définissent un territoire, attrition des services publics, dévitalisation des centres-villes les moins dynamiques ;
  • Environnementales : baisse du potentiel de production agricole, perte de résilience face aux changements climatiques (moindre stockage de carbone dans le sol, augmentation des ruissellements), dégradation de la biodiversité.