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Patrimoine naturel
 

Continuité écologique

Crédit photo : Pierre Petit

La fragmentation des milieux naturels étant considérée comme la première cause du déclin de la biodiversité, la préservation de cette dernière, qui ne peut se réduire à la seule protection des espèces et des habitats menacés, est désormais associée à la notion de continuités écologiques.

Qu’est ce qu’une continuité écologique ?

Une continuité écologique est un élément du maillage des milieux nécessaires au fonctionnement des habitats et des espèces qu’ils contiennent : sites de reproduction, d’alimentation, d’hivernage et de repos, espaces de circulation… La notion de continuité écologique est associée à celle de "connectivité du paysage" qui correspond au degré avec lequel ce paysage permet les mouvements des espèces.

Les continuités écologiques ont deux principales composantes : les réservoirs de biodiversité et les corridors écologiques.

Réservoirs de biodiversité :

Espaces dans lesquels la biodiversité, rare ou commune, menacée ou non, est la plus riche ou la mieux représentée, où les espèces peuvent effectuer tout ou partie de leur cycle de vie (alimentation, reproduction, repos) et où les habitats naturels peuvent assurer leur fonctionnement, en ayant notamment une taille suffisante. Ce sont des espaces pouvant abriter des noyaux de populations d’espèces à partir desquels les individus se dispersent, ou susceptibles de permettre l’accueil de nouvelles populations.

Corridors écologiques :

Voies de déplacement empruntées par la faune et la flore, qui relient les réservoirs de biodiversité. Ces liaisons fonctionnelles offrent aux espèces des conditions favorables à leur déplacement et à l’accomplissement de leur cycle de vie. Les corridors écologiques peuvent prendre plusieurs formes et n’impliquent pas nécessairement une continuité physique ou des espaces contigus. On distingue trois types :

  • Les corridors linéaires (haies, chemins et bords de chemins, boisements et bandes enherbées le long des cours d’eau…)
  • Les corridors discontinus ou en « pas japonais » (ponctuation d’espaces-relais ou d’ilots-refuges, mares permanentes ou temporaires, bosquets…)
  • Les corridors paysagers (mosaïque de structures paysagères variées).

Source : ALLAG-DHUISME et al - 2010

Un enjeu fort pour la conservation de la biodiversité

La préservation des continuités écologiques vient s’ajouter à la protection des espèces menacées ainsi qu’à la protection des habitats. Il est en effet nécessaire de prendre en compte le déplacement des espèces dans la conservation de la biodiversité. L’étude des continuités écologiques repose sur l’écologie du paysage, c’est à dire sur la définition des relations existantes entre l’organisation spatiale des habitats et le fonctionnement des écosystèmes.

Ce maintien de la connectivité entre les tâches d’habitats au sein d’un paysage est le principal pilier de la Trame verte et bleue.