Pics de pollution, adoptons les bons gestes pour la qualité de l’air

La qualité de l’air, extérieure comme intérieure, est un enjeu majeur pour la santé et pour l’environnement. Des gestes simples, à adopter au quotidien, permettent de mieux respirer et limiter son exposition aux polluants.

Agir au quotidien pour une meilleure qualité de l’air

Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le Climat et la Nature met à votre disposition un guide relatif à la qualité de l’air et aux comportements de protection.

FAQ épisode de pollution

  • La pollution, c’est une modification de la composition de l’air par des substances nuisibles à la santé et à l’environnement. Les principaux polluants locaux sont :
    - Les oxydes d’azote, émis lors de la combustion (moteurs thermiques des véhicules, chauffage au fioul, …).
    - Les particules PM10 et PM2.5, également issues des combustions (industrie, chauffage, transports…).
    - Les composés organiques volatils (COV) issus de l’industrie ou de l’agriculture.
    - L’ozone, produit dans l’atmos­phère par réaction chimique entre des précurseurs tels les oxydes d’azote et les COV sous l’effet du rayonnement solaire.

  • Plusieurs facteurs météorologiques peuvent avoir un impact sur la qualité de l’air, et notamment lors des journées chaudes et ensoleillées lorsque les conditions de dispersion ne sont pas favorables.
    - Le soleil, par l’action du rayonnement, trans­forme les oxydes d’azote et les composés orga­niques volatils en ozone.
    - La température, qu’elle soit haute ou basse, agit sur la formation et la diffusion plus ou moins grandes des polluants. L’élévation des températures favorise la production d’ozone troposphérique.
    Les incendies de forêt, dont la fréquence d’observation augmente au fil des saisons estivales, sont également de forts contributeurs aux émissions de particules fines exposant la population.
    Des études menées dans 18 villes françaises ont montré que le risque de décès associé à l’ozone et aux particules fines était plus important les jours chauds.

  • L’élévation des niveaux de certains polluants (ozone, particules), comme notamment lors de «  pics  » de pollution atmosphérique est susceptible d’entrainer, particulièrement chez les personnes sensibles, des symptômes tels que  : irritation des yeux, de la gorge, gêne respiratoire, essoufflements. Chez les sujets asthmatiques, notamment les enfants, cette élévation des niveaux de pollution peut être à l’origine d’une augmentation de la fréquence des crises d’asthme.
    Les populations sensibles à la pollution en cas de fortes chaleurs sont  : 
    - Les enfants 
    - Les personnes âgées 
    - Les femmes enceintes 
    - Les personnes ayant une pathologie respiratoire chronique telle que l’asthme (la pollution de l’air abaisse le seuil de déclenchement des crises chez les asthmatiques) ou cardio-vasculaire chronique 
    - Les personnes exposées par ailleurs à d’autres sources de polluants inhalés.

  • D’après un rapport du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), il est recommandé d’éviter les sorties en début d’après-midi entre 12h et 16h en cas d’épisode de pollution à l’ozone.
    Si l’on est «  à risque  », il est recommandé de :
    - Privilégier les activités calmes.
    - Éviter les activités sportives pendant les heures les plus chaudes, en particulier celles qui demandent un effort intense pour l’organisme. En effet, l’activité physique intense entraine une augmentation de l’inhalation de polluants de l’air (du fait notamment de l’accélération du rythme respiratoire). 
    - Éviter de fumer et de réaliser des activités conduisant à manipuler des solvants, notamment de la peinture, afin de ne pas ajouter de source d’exposition supplémentaire aux polluants atmosphériques. 
    - Pour les personnes atteintes de pathologies respiratoires ou cardio-vasculaires chroniques, respecter scrupuleusement les traitements médicaux en cours et consulter son médecin en cas de problème. Ne pas adapter ses traitements sans avis médical ou pharmaceutique préalable.
    Si la vague de chaleur intervient en même temps qu’une alerte à la pollution atmosphérique, la lutte contre la chaleur est prioritaire, à savoir  : 
    - Provoquez des courants d’air pendant la nuit.
    - Les traitements habituels doivent être très scrupuleusement suivis. Les adultes et enfants souffrant de pathologies cardiaques ou respiratoires (notamment l’asthme) sont particulièrement sensibles à la pollution atmosphérique.
    - Consultez rapidement en cas de gêne respiratoire ou autres symptômes inhabituels.

  • Des plans d’action sont mis en œuvre à différentes échelles :
    - locale tels les plans de prévention de l’atmosphère (PPA) sous l’égide des préfets qui doivent s’attacher à réduire les émissions de l’ensemble des secteurs émetteurs ou les futurs « plan Ozone » à une échelle régionale ou plus vaste, requis par la directive sur la qualité de l’air de 2024 ;
    - nationale tel le plan de de réduction des polluants atmosphériques (PREPA) dont la révision pour la période 2026-2029 est en cours et qui confiera aux préfets la possibilité de mettre en place des actions ciblées dans les zones à enjeu qualité de l’air.

  • a) Se déplacer en mobilité douce
    - Les déplacements en voiture à motorisation thermique contribuent fortement aux émissions de polluants. Pour les limiter, il est préférable, lorsque c’est possible, de privilégier la marche, le vélo, les transports en commun ou le covoiturage.
    - En cas de pic de pollution, respectez les restrictions temporaires : limitations de vitesse, circulation différenciée, contournement poids lourds, etc.
    b) Ne jamais brûler ses déchets verts
    Les déchets verts ne doivent jamais être brûlés à l’air libre ni dans un incinérateur de jardin. Ce geste est interdit et peut vous exposer à une amende.
    - Réduire ou réutiliser vos déchets verts, par le biais du compostage, du paillage ou du broyage.
    - Apporter ses déchets verts en déchèterie ou profiter de la collecte sélective si votre commune la propose.

  • Le seuil d’information (et de recommandation) : c’est un niveau de concentration de polluants dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine des populations particulièrement sensibles rendant nécessaire de produire des informations à leur attention et des recommandations pour réduire certaines émissions : par exemple recommandations d’abaissement des limitations de vitesses sur les axes routiers
    Pour l’ozone ce seuil est à 180 µg/m3 (moyenne horaire).
    Le seuil d’alerte : ce niveau de concentration fixé à 240 µg/m3 pour l’ozone, conduit à une exposition de courte durée qui présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population ou de dégradation de l’environnement, justifiant l’intervention de mesures d’urgence pour tenter de réduire les émissions : par exemple la circulation différenciée ou la limitation des émissions industrielles et domestiques.

  • La loi confie aux AASQAla surveillance de la qualité de l’air ambiant chacune dans sa région pour couvrir l’ensemble du territoire français, incluant l’information du public sur les niveaux de pollution. Le dispositif est coordonné par le LCSQA sous la responsabilité du ministère chargé de l’environnement. La plateforme Prev’air diffuse des prévisions et analyses à l’échelle de la France incluant les échanges transfrontaliers. Lors des pics de pollution des actions sont mises en place par les services des préfectures (DREAL notamment) sur la base des informations fournies par les AASQA.

  • Restez informé via le site et les réseaux sociaux de votre préfecture ou de l’association en charge de la surveillance de la qualité de l’air dans votre région (par exemple Airparif en Ile-de France).
    Et retrouvez la carte des procédures préfectorales

Pour en savoir plus

Pour plus d’information, consultez le dossier sur le site du ministère.

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