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Patrimoine naturel

Ramsar

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publié le 4 novembre 2016 (modifié le 8 décembre 2021)

Définition de la Convention Ramsar de 1971 (article 1)

Saunier sur le Fiers d'Ars - Crédit photo : FB – DREAL Nouvelle Aquitaine La convention mondiale pour les zones humides est dite aussi convention de Ramsar, en référence à la ville iranienne où elle été signée le 2 février 1971. Cette convention a pour objectif de « favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides par des mesures prises au plan national et par la coopération internationale comme moyen de parvenir au développement durable dans le monde entier ».

En ratifiant cette convention en 1986, la France s’est engagée, avec les autres parties contractantes à :

  • désigner des zones humides d’importance internationale et maintenir leur caractéristique écologique
  • prendre en compte la conservation des zones humides notamment dans les documents de planification et d’aménagement
  • favoriser la recherche, la formation, l’échange de données et de publications sur les zones humides
  • promouvoir la gestion et l’utilisation rationnelle des zones humides.

L’application de ces directives a été conduite, jusqu’à présent, dans un esprit de confiance mutuelle et de recherche du consensus entre le bureau de la convention et les pays adhérents.

En France, la priorité a été donnée à la gestion durable des zones humides, notamment par :

  • la mise en œuvre du plan national d’action pour les zones humides
  • l’utilisation de l’ensemble de la « boite à outil » de la protection de la nature (réseau Natura 2000, réserves naturelles, parcs nationaux, parcs naturels régionaux…)
  • l’application de la politique de l’eau (loi sur l’eau, SAGE et SDAGE, programme des agences de l’eau…).

En matière d’inscription formelle de sites sur la liste Ramsar, la France compte 44 sites dont trois ont été désignés en Nouvelle Aquitaine. Il s’agit des sites :

  1. Le Fier d’Ars (île de Ré) inscrit officiellement sur la liste le 2 février 2003 pour une superficie de 4 452 ha
  2. Le Marais d’Orx, dans les Landes, Marais d’Orx et zones humides associées. Inscrit officiellement sur la liste le 27 octobre 2011. Superficie 962 ha.
  3. Le Delta de la Leyre, en Gironde. Inscrit officiellement sur la liste le 27 octobre 2011. Superficie 5,175 ha.

Le concept défendu est que le "label" Ramsar doit permettre de reconnaître non seulement les caractéristiques écologiques d’un site, mais surtout sa gestion exemplaire. En outre, un forte cohérence avec les obligations internationales ou communautaires, en particulier les directives européennes Oiseaux et Habitats, est recherchée.

Le site du Delta de la Leyre, situé sur les communes du Teich, de Gujan-Mestras, de Biganos, Audenge et Lanton, est constitué de vasières, de prés salés, de domaines endigués, et de forêts-galeries. Il abrite des populations d’oiseaux migrateurs d’ampleur exceptionnelle : ainsi, la moitié des effectifs français de bernaches-cravants hiverne sur les parties maritimes du delta. Le site comporte des propriétés privées et des acquisitions opérées à des fins de gestion écologique, par le Conservatoire du Littoral, le Conseil Général de la Gironde, ou la Fédération des Chasseurs. Compte tenu de la complexité et de l’imbrication des modes de gestion sur ce territoire, une coordination était nécessaire. Celle-ci entre bien dans la vocation du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, qui a inscrit cette activité dans les orientations stratégiques de sa nouvelle Charte.

D’autres zones, en Charente-Maritime notamment, répondant aux critères de labellisation Ramsar, pourraient être désignés à l’avenir.