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Patrimoine naturel
 

Gestion de la qualité de l’eau

- Réseaux de suivi
- Hydrobiologie
- Pollutions diffuses
- Pollutions ponctuelles


La qualité des eaux du réseau hydrographique de la Nouvelle-Aquitaine est globalement bonne à moyenne, malgré quelques points noirs et des pollutions diffuses.

Ces pollutions diffuses (nitrates, produits phytosanitaires) et quelques points noirs industriels ou urbains expliquent les dégradations recensées. Les étiages très sévères sur une grande partie de la Nouvelles-Aquitaine peuvent aussi avoir des répercussions sur la physicochimie et la biologie des cours d’eau.

La préservation de la qualité des cours d’eau est un enjeu majeur du fait de leur intérêt écologique (flore, faune, poissons migrateurs…), mais aussi compte tenu des usages de cette ressource : ostréiculture dans le Bassin d’Arcachon, piscicultures, loisirs aquatiques…

La DREAL Nouvelle-Aquitaine participe au suivi du réseau de stations hydrobiologiques en lien avec l’agence de l’eau Adour-Garonne.

Qualité des eaux

La qualité des eaux est influencée par des dégradations d’origine ponctuelle (urbaine, industrielle, …), ou diffuse. À ce titre, le constat peut être fait d’une contamination assez généralisée des cours d’eau par les produits phytosanitaires, notamment sur les secteurs concernés par des quasi-monocultures (vigne, arboriculture, maïs), ou en zone péri-urbaine.

Région littorale, la Nouvelle-Aquitaine reçoit les eaux issues de grands bassins versants, excédant largement son territoire.

Face à ces enjeux, la gestion de l’eau doit s’inscrire dans un cadre cohérent, à l’échelle du grand Sud-ouest : le bassin Adour Garonne et le bassin Loire-Bretagne

Le laboratoire d’hydrobiologie apporte un appui technique à l’AEAG, de la définition et du choix des stations, à la validation et la valorisation des données produites par les prestataires des marchés de l’Agence, en passant par la programmation des analyses biologiques et leur mise en œuvre sur le terrain et en laboratoire.

L’ensemble de ces actions est coordonné au sein du comité de pilotage du bassin (rassemblant les DREAL du bassin, l’AEAG et l’ONEMA).

L’ensemble des données qualitatives est disponible sur le site du système d’information sur l’eau (SIE).

Qualité des eaux superficielles

Les eaux superficielles sont constituées de l’ensemble des masses d’eau courantes ou stagnantes, douces, saumâtres ou salées qui sont en contact direct avec l’atmosphère.

Elles appartiennent à un système complexe, l’écosystème aquatique, dans lequel chaque composante est liée de façon plus ou moins directe aux composantes qui l’entourent. C’est ainsi que la nature du sous-sol ou les rejets liés aux activités humaines auront un impact direct sur la qualité des eaux. Par ailleurs, le débit et la vitesse du courant agiront sur la composition du lit de la rivière ou la forme des berges, conditionnant à leur tour la répartition des communautés vivantes.

On définit habituellement l’écosystème selon ses 2 composantes principales qui présentent un état d’équilibre dans les conditions normales :

Le biotope, une composante non vivante, ou abiotique constitué de :

  • L’eau – tous les éléments et leurs formes de dégradation sont susceptibles de se retrouver dans l’eau, aussi bien les composés naturels que les molécules synthétisées par l’homme : gaz, sels dissous, métaux, pesticides …Leurs effets sur l’environnement aquatique puis sur l’homme sont différents selon leur nature et leur concentration dans l’eau : ils peuvent se traduire par des modifications du milieu physique et/ou des perturbations des équilibres biologiques. En fonction de l’état des connaissances actuelles, les principaux paramètres physico-chimiques ont été évalués selon leur impact sur le milieu et classés en 5 classes de qualité définies dans le Système d’Évaluation de la Qualité des Eaux ou SEQ-Eau.
  • Le substrat – il constitue ce que l’on appelle généralement le milieu physique : fond de la rivière, berges, qui ont des effets, à la fois sur la qualité de l’eau par dissolution des éléments de la roche mère, mais aussi sur les associations d’organismes vivants en raison de la stratification longitudinale et transversale des différents éléments minéraux (blocs, galets, sables…). Le SEQ-Physique, en cours de validation, devrait permettre à terme d’évaluer la part que prend ce dernier dans l’équilibre général de l’écosystème.

La biocénose, une composante vivante, constitué des populations végétales et animales :

  • les organismes vivants ne se répartissent pas au hasard, mais en fonction de leurs besoins énergétiques et alimentaires. Dans les conditions normales, les différentes populations sont en équilibre et toute perturbation du milieu entraîne obligatoirement un déséquilibre plus ou moins marqué selon sa nature et son intensité. Un certain nombre de méthodes biologiques permettent d’évaluer la composition de ces populations et d’établir le niveau de qualité du milieu.

Afin de caractériser au mieux l’état de santé des écosystèmes aquatiques, on peut ainsi analyser tout ou une partie seulement de ses composantes principales. Cela se fait au travers d’études générales réalisées sur des zones géographiques plus ou moins étendues ou dans des secteurs plus ciblés, au travers par exemple des réseaux de mesures.