Envoyer à un ami  Imprimer la page (ouverture nouvelle fenêtre)  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner rubrique  desabonner rubrique
Prévention des risques
 

Le bassin du Thouet

Le Thouet est un affluent de la Loire de 154 kilomètres de longueur qui prend sa source en limite du massif armoricain sur la commune du Beugnon située dans le département des Deux‑Sèvres à une altitude d’environ 223 mètres et traverse successivement les départements des Deux‑Sèvres et du Maine‑et‑Loire pour se jeter dans la Loire à Saumur dans le département du Maine‑et‑Loire. Il est orienté vers l’est jusqu’à Parthenay, puis vers le nord-est jusqu’à sa confluence avec la Loire. Le bassin du Thouet s’étend principalement sur les départements des Deux‑Sèvres et du Maine‑et‑Loire et en partie sur la vienne. Les principaux affluents du Thouet sont le Cébron et le Thouaret en rive gauche dans sa partie amont, ainsi que l’Argenton en rive gauche et le canal de la Dive en rive droite dans sa partie aval. La partie ouest du bassin, imperméable, voit l’existence de nombreuses sources et de lacs, l’eau circulant dans les alluvions, les fissures et altérations de la roche, qui ne constituent pas de grandes ressources souterraines. Cette partie du bassin contribue très fortement aux crues, les phénomènes de crue et de décrue y sont rapides et intenses. La partie située à l’est est quant à elle constituée d’un système de nappes complexe, formant réservoir et ne contribuant que faiblement aux phénomènes de crues, les nappes tempérant le ruissellement de surface. La géologie et la topographie du bassin versant du Thouet sont analogues à celles du bassin versant de la Vienne. Le cours supérieur du bassin est composé d’un socle ancien de schistes et de granits, qui laisse la place après la confluence avec le Cébron à du calcaire puis à des sables et de la craie après la ville de Thouars. Le bassin du Thouet est situé à la limite du Massif Armoricain à l’ouest et du bassin parisien au nord-est. L’ouest est donc composé de vallées étroites et marquées, en rupture avec la partie est, où se présente une plaine sédimentaire qui remonte vers le nord-est et qui rejoint la vallée de la Loire. En limite de ces deux formations s’écoule le Thouet. De la même manière que pour le bassin de la Vienne, le relief et la géologie jouent un rôle très important dans le climat et dans l’écoulement des eaux. La similitude avec le bassin de la Vienne existe aussi au niveau de la pluviométrie. Les précipitations sont en moyenne de l’ordre de 1 200 mm/an à sa source. Elles diminuent vers l’aval en même temps que l’altitude pour ne plus atteindre que 550 mm/an à la confluence avec la Loire. Les pluies sont pareillement d’origine orographique, c’est-à-dire qu’elles proviennent de la rencontre des masses d’air chaud et humide, venant ici de l’Atlantique avec les hauteurs de Gâtine, où se forment alors les précipitations. Si à l’ouest les pluies sont concentrées sur une période de novembre à janvier, à l’est le maximum de précipitation se retrouve généralement au mois de mai, alors que les masses d’air du sud de la France remontent, provoquant des orages. Le minimum de précipitation a lieu généralement sur les mois de juillet-août. Les crues sont la combinaison de deux facteurs, les précipitations et la saturation des sols. Cependant la configuration géologique, avec un socle rocheux cristallin qui couvre une partie importante du bassin, fait que la rivière réagit de façon rapide à des quantités de pluie moindres que celles qui déclenchent une crue importante sur le bassin de la Vienne. Dès que le sol est saturé, en particulier en période hivernale, une pluie de 25 mm / 24 h sur la partie ouest du bassin versant suffit à déclencher une crue, chacun des affluents apportant une contribution significative au débit de cette crue. Néanmoins il arrive qu’une configuration particulière des averses aggrave la situation. Elle a lieu quand l’épisode pluvieux « remonte » le cours de la rivière, alimentant tour à tour chacun des affluents du Thouet et rendant leur crue concomitante avec celle du cours d’eau principal. Le barrage du Cébron sur l’affluent du même nom ayant sa confluence au niveau de Saint‑Loup‑Lamairé est susceptible d’avoir un impact sur le Thouet et notamment sur ce bourg.