Envoyer à un ami  Imprimer la page (ouverture nouvelle fenêtre)  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner rubrique  desabonner rubrique
Prévention des risques
 

Zoom sur l’estuaire de la Gironde et le bassin de la Dordogne

Secteur fluvial et maritime de l’embouchure de la Garonne et de la Dordogne

La Garonne et la Dordogne se prolongent par la Gironde, large estuaire qui débouche dans l’océan Atlantique.

La marée a une influence prépondérante sur le niveau des eaux dans la Gironde et est également sensible sur les parties aval de la Garonne et de la Dordogne. Les niveaux de la marée, dans l’estuaire, peuvent être largement augmentés par des surcotes liées à des phénomènes météorologiques spécifiques. La concomitance de ces situations météorologiques avec de fortes marées est à l’origine de débordements importants. Par ailleurs, la propagation de la marée dans la forme en entonnoir de l’estuaire a pour effet d’amplifier les variations de niveau.
S’il n’existe pas en Gironde d’ouvrages hydrauliques majeurs tels que les barrages pouvant avoir un impact significatif sur les crues de la Garonne, de la Dordogne ou de l’estuaire, l’existence et le bon entretien des ouvrages tels que les digues et les quais, le réseau de Jalles, d’Esteys, de bassins de stockage des eaux et leurs portes-à-flots et clapets anti-retour, constituent une condition impérative de limitation de la vulnérabilité des zones inondables.

Bassin de la Dordogne

Le bassin de la Dordogne s’étale sur une superficie de 24 500 km², ce qui représente environ le vingtième du territoire français métropolitain. Il concerne 3 régions administratives (Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes) et 10 départements (Dordogne, Gironde, Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Haute-Vienne, Cantal, Puy-de-Dôme et Lot).

Le bassin de la Dordogne a une orientation générale est-ouest. Il est composé de sous-bassins assez différenciés tant par leur topographie, leur géomorphologie, que par la dynamique des crues qui les touche. Il peut ainsi être décomposé en 4 principaux sous-bassins homogènes en termes de phénomènes en jeu et de considérations hydrologiques et hydrauliques :

  • L’ensemble Vézère-Corrèze ;
  • L’Isle et ses affluents amont Loue et Auvézère ;
  • La Dronne ;
  • La Dordogne et ses affluents (Maronne, Cère et Céou).

Le bassin de la Dordogne est essentiellement soumis a l’influence du climat océanique mais aussi dans une moindre mesure, a celle du climat de montagne du Massif Central pour l’est du bassin (La Bourboule, Mauriac, Aurillac).
De manière plus exceptionnelle, des remontées climatiques méditerranéennes brutales peuvent aussi toucher le sud du bassin sur les causses du Quercy (Gourdon, Rocamadour).
La pluviométrie moyenne tombant sur l’ensemble du bassin est d’environ 1 200 mm par an. Elle décroît d’est en ouest de 1 700 mm par an sur les hauteurs du Massif Central à 800 mm par an en s’approchant de l’estuaire de la Gironde. Les variations de débit peuvent être très fortes. Des crues et des étiages sévères peuvent survenir la même année. La configuration du bassin d’alimentation, forte pente et sous-sol cristallin imperméable et sa relative proximité de l’embouchure, peuvent engendrer des crues importantes à l’amont et à l’aval.
Les risques maximums de crue se situent d’octobre à mars pour les parties du bassin sous influence océanique-montagnarde. Cependant, des crues restent possibles tout au long de l’année comme en attestent les crues de la Corrèze et de la Vézère les 6 et 7 juillet 2001 (2,95 m a Brive et 6,60 m à Montignac) et notamment en période orageuse pour les plus petits bassins versants.
Il faut aussi tenir compte de « l’artificialisation » du régime des cours d’eau (sur le bassin amont de la Dordogne) par les nombreux barrages hydro-électriques. Si la chaîne « Dordogne-Cère-Maronne » des ouvrages EDF peut avoir une influence sur les petites (ou moyennes) crues qu’elle « écrête » spontanément en fonction du niveau de remplissage des barrages et de la demande électrique. En revanche, elle n’a aucune influence sur les fortes crues qui traversent sans déformation sensible les ouvrages hydroélectriques par déversement.